plaisirs

Doit-on condamner sans appel tous les petits plaisirs ? (stimulants & cie)

Café, thé, maté, cacao… On me pose souvent la question : peut-on les consommer souvent, voire tous les jours ? Car sont stimulants qui, lorsqu’ils sont pris en excès, favorisent les perturbations dans le corps, mais le corps possède des facultés d’adaptation exceptionnelles face à ces petites habitudes acquises et certains organismes peuvent vivre avec très longtemps sans pour autant être fragilisés… Alors ?

healthy thailande

Thailande : médecine traditionnelle, soins et remèdes naturels (interview)

Cet été 2017, j’ai eu la chance de passer deux mois en Thailande : Koh Lanta, Chiang Mai, Pai, puis Koh Samui… j’ai documenté mon voyage sur instagram. Je suis partie à la rencontre des traditionnelles locales, massages, plantes et soins, vous pouvez retrouver ici mon article ici sur Tao Garden à Chiang Mai et sur Good Life Dacha école de fermentation à Pai. J’y retournerai en février 2018, dans d’autres villes 😉

Là-bas, je me suis beaucoup interrogée sur la place de la médecine ancestrale face à la nouvelle médecine qui gagne du terrain un peu partout, j’ai donc proposé une interview à No, fondateur de Jaidee, école de massage à Paris,  ainsi qu’à Bénédicte Binninger, praticienne en massage thailandais installée à Strasbourg. Merci à tous les deux ! (leurs coordonnées sont en fin d’article). Ils nous parlent de l’histoire passionnantes des différentes médecines en Thailande, de leurs lieux favoris pour prendre soin de soi, des remèdes les plus courants… On part en voyage :

 

Quelle est la place de la médecine naturelle aujourd’hui en Thailande et de la médecine conventionnelle ?

La réponse va dépendre du contexte culturel, socio-économique et géographique de la personne malade. De plus en plus de départements de médecine traditionnelle thaïe s’ouvrent dans les hôpitaux où était jusqu’alors pratiquée exclusivement la médecine allopathique. Aujourd’hui un thaï sur deux (un peu moins) vit toujours en milieu rural où les médicaments ne sont pas toujours facilement trouvables, coutent chers et ne sont pas forcément plus efficaces que les remèdes traditionnels qui coûtent peu, sont manufacturables sur place, renforcent la communauté et promeuvent la résilience du village qui ne dépend alors pas d’un savoir étranger qu’il ne maitrise pas ni de médicaments qu’il n’a pas.

Le degré d’acceptation ou de reconnaissance de la médecine thaïe et le niveau de formation de ses praticiens sont intrinsèquement liés aux politiques étatiques. Voici un bref historique qui explicitera les relations complexes entre gouvernement, praticiens, savoirs et influences étrangères : en 1890 ouvrait la première faculté de médecine avec curriculum en médecine conventionnelle (allopathique) à Siriraj Hospital. A l’époque l’enseignement comportait médecine traditionnelle et médecine allopathique. En 1915 l’enseignement traditionnel est abandonné et les conditions d’existence des docteurs traditionnels (les masseurs en faisant partie) empirent jusque dans les années 70 (allant jusqu’à l’interdiction d’exercer). Mais combien de générations sont nécessaires pour qu’un savoir de transmission majoritairement orale s’éteigne ? Juste une !

Dans les années 70 le gouvernement thaï se réveille et se rend compte de l’intérêt des touristes pour le massage, des grands groupes pour les plantes médicinales thaïes (aujourd’hui) et essaie à la fois de tirer profit, valoriser ou protéger ces patrimoines. Avec la crise asiatique de 1997, il prend conscience de cette dépendance croissante envers les médicaments farang brevetés, qui coûtent chers, qu’il faut importer… alors qu’un savoir médical est déjà là. Il s’agit alors de sauver la médecine thaïe de l’oubli ! Le gouvernement demande aux praticiens d’envoyer des supports pédagogiques ou des documents historiques s’ils en possèdent. Beaucoup n’envoient rien. De ce qui est envoyé, le gouvernement trie le savoir acceptable du non-acceptable et le standardise. Cette standardisation marque à l’heure actuelle la fracture entre praticiens reconnus par le gouvernement thaï à qui on a enseigné un savoir « tronqué » et les praticiens non reconnus, n’ayant pas effectué le cursus standard accrédité par l’Etat (line 1, line 2… mais pas que !). A noter que cette standardisation n’est pas arrêtée, elle se poursuit.

 

Les Thaïlandais semblent-il faire plus confiance à l’une ou l’autre des médecines ?

Est-ce que les thaïlandais révisent pour leurs examens ou pensent-ils que s’ils ont assez de bon karma accumulé, ils réussiront et qu’ils peuvent se passer de révisions ? Ils font les deux : ils révisent et le matin de l’examen, offrent quelque chose à quelqu’un (Bouddha, des esprits, Ganesh, leurs ancêtres, etc…).  Je pense que cet état d’esprit se retrouve quand les Thaïlandais sont malades : ils peuvent prendre des médicaments mais se tournent en plus vers un médecin traditionnel pour prendre des plantes, changent leurs habitudes alimentaires, se font faire un massage,…
Soit ils sont très occidentalisés et ils ont pris un traitement allopathique qui n’a pas marché. En retournant voir mamie en province, ils essaient la voie traditionnelle.
Soit ils sont à la campagne, il n’y a pas de médecin allopathique, ils prennent un traitement traditionnel.
Y a-t-il un médecin traditionnel avec une très bonne réputation aux alentours ? Le remède conventionnel est accompagné de pratiques traditionnelles et il peut y avoir pratiques traditionnelles sans remède conventionnel.
Et il faut prendre en compte également la réticence des Thaïs à voir une partie de leur corps enlevée ! (dûe à une croyance animiste). Souffrir : oui, être opéré : non !

Je pense que pour répondre à cette question, il faut prendre en compte un aspect culturel très important : le rapport qu’entretiennent les Thaïs avec la « thainess », en anglais, le fait d’être thaï. Cette thainess dans la version véhiculée par l’Etat promeut (en simplifiant) l’idée que ce qui est « thaï » est supérieur à ce qui ne l’est pas (farang par exemple).
En conséquent, même si un Thaï pense que le médicament est efficace (pourquoi pas ?), il peut rechercher la médecine thaïe pour augmenter ses chances. Bien sûr son choix sera influencé par son niveau de vie, sa représentation sa culture, s’il vit à la campagne ou en ville, s’il est très exposé à la culture occidentale, etc…

 

Quelles destinations choisir pour prendre soin de soi en Thailande ?

La Thailande est un très beau pays et assez diversifié, que ce soit dans le sud avec toutes ses îles et plages paradisiaques ou dans le nord, avec une nature très verte et une population plus rurale, on s’y sent bien assez partout, il y en a pour tous les goûts. Les Thailandais sont très accueillants et souriants donc c’est assez facile de se sentir bien. Pour prendre soin de moi, je choisirais plûtot le nord , et en particulier Chiang Mai. C’est un endroit qui tend de plus en plus vers le bien-être, je l’ai constaté au fil des années (cela fait 15 ans que j’y retourne chaque année).  C’est une ville à taille humaine ou l’on peut se déplacer facilement à pied, on y trouve de plus en plus de centres de bien-être qui proposent des pratiques autour du développement personnel. Yoga, Chi Gong, danse contact, acupuncture, cuisine végan, culture bio, cours de cuisine, …

Chiang Mai a toujours été la plateforme des écoles de massage, tous les grands Maitres appelés « Ajarn » enseignent là bas. Ils n’apprennent pas seulement la technique mais aussi un éveil spirituel indispensable pour pratiquer le massage thai. Particulièrement chez Pichest Boonthumme, mon école de prédilection où je retourne tous les ans pour continuer à approfondir mon apprentissage. Pichest est l’un des dernier grand maitre de massage thai vivant, un vrai maitre, un chaman aussi, qui a une transmission à l’ancienne. Il enseigne le bouddhisme aussi dans une grande pièce chez lui qu’il a transformé en un temple bouddhiste. Il soigne grâce l’herboristerie, les pratiques rituelles chamaniques et bouddhistes (avec l’utilisation de prières, mantras et méditation), la diététique,  le yoga thaï, les soins prénataux,  les pratiques de désintoxication…

Au sujet des massages : il y a une multitude de centres de massage à tous les coin de rue. Chacun offre des massages assez différents, du massage que j’appelle “pour les touristes”, où la personne s’allonge sur le ventre puis sur le dos, avec beaucoup de compression et d’étirement. En général les masseuses ne sont pas très concentrées et elles suivent un protocole unique et calibré, le même massage pour tout le monde , c’est du massage à la chaîne, souvent allongé dans la même pièce avec d’autres clients. Par curiosité, j’aime bien tester ce genre de salon car de temps en temps vous pouvez tomber sur une masseuse qui a une bonne main et qui vous donnera un massage très relaxant, il faudra retenir son nom pour la fois prochaine.
Si vous ne voulez pas prendre de risque je vous déconseille ce genre de salon ou alors, juste prendre un foot massage (massage des pieds) ou un massage à l’huile.
Quelque adresse sérieuses : Saija , LILA massage (femmes ex-prisonnières), Blind massage (par des aveugles).

Mais en général, j’ai mes adresses, je vais voir plûtot les masseurs indépendants qui travaillent chez eux , souvent ils donnent aussi des cours. Pour moi ce sont des personnes très humbles qui ont une grande connaissance votre corps. Ce sont aussi des personnes que je respecte car elles aiment leur travail et sont très généreuses. Et y a aussi les thérapeutes qui ont très grandes connaissances du corps et de ses maux, ce sont de vrais thérapeutes qui sont diplômés d’une école de massage médicale : Suwat Tong, Thanachai Sinchai.

Chiang mai est aussi réputé pour sa cuisine ! On peut y manger à toute heure de la journée, des plats délicieux typique ou même moderne, de la nourriture saine et bonne pour l’esprit. Et lors de mes temps libre j’aime bien aller au sauna/ hammam aux plantes médicinales, mais aussi visiter des temples bouddhistes pour nettoyer mon énergie et mon esprit. Et bien sur faire des ballades dans les villes proche de la nature, comme Chiang Dao ou Pai, très reposant pour se ressourcer avec la nature.

 

Quels sont les traitements principaux de la médecine traditionnelle thailandaise ?

La médecine thaïe se divise en plusieurs branches :
– les thérapies internes : diététique, plantes,…
– les thérapies externes : massage, ventouses (sèches et humides), reboutement, compresses, saunas (secs ou humides avec des plantes), tok sen, le grattage comme le gua sha chinois, saignée, liniments et baumes, …
– la médecine liée aux esprits : mantras, tatouages, évocations..
– les sciences de divination : astrologie, chiromancie, géomancie,…
– le boudhisme comme science de l’esprit, du mental : la doctrine, les méditations…
– et un peu à part de ces catégories, la maïeutique.

 

Savez-vous si la naturopathie est reconnue en Thailande ? Et quelles sont les autres pratiques thérapeutiques naturelles qui le sont ?

La naturopathie est allée « pêcher » pas mal de choses en Asie mais la médecine thaïe a pour ainsi dire « déjà tout sur place », avec une théorie médicale propre (trop long à expliquer ici). Les Thaïs utilisent des traitements communs à la naturopathie mais s’y réfèrent comme à leur médecine traditionnelle. La différence est liée à l’utilisation de la théorie médicale thaïe qui englobe de nombreux concepts, différents de la naturopathie. La médecine chinoise est également utilisée.

 

Quelles sont les 3 plantes ou remèdes qui sont les plus utilisées par les Thaïlandais pour prendre soin d’eux ?

Les prières journalières pour les esprits de la maison aux esprits, les ancêtres… qui influent indéniablement l’état d’esprit !
Un type de gingembre appelé Plai ou zingiber cassumunar.
Le massage.
Enfin, manger ou boire certaines choses quand vous souffrez de certaines pathologies.

 

 

Un grand merci à No et Bénédicte pour leurs réponses qui nous permettent de comprendre un peu mieux la Thailande et ses trésors de soins

JAIDEE MASSAGE
Centre et Ecole de formation massage
25, rue du Général Foy 75008 Paris
01 42 71 91 31 – contact@jaidee.fr

Bénédicte Binninger
Massage Traditionnel Thaï
10 rue de la Râpe
67000 Strasbourg
www.nuadphaenthai.com
06.52.84.88.85

 

NETWORKING article

Les RDV “Networking Naturopathie” mensuels à Paris

Depuis le printemps 2016 se tiennent des rendez-vous parisiens mensuels gratuits autour de la naturopathie. Des rencontres co-créées avec Naturathéra, lieu hybride herboristerie-bar à tisanes bio (naturellement un QG de naturos… 😉 ).

Nés de constats simples : “je ne connais que les gens de mon école de naturopathie” puis ensuite “je me sens un peu seul(e) dans ma pratique” … Ces rdv de networking sont accessibles à tous : étudiants, praticiens et curieux. Un peu plus d’infos :

miracle du jeune article

Le Miracle du Jeûne et plus encore… 54 questions incontournables

En 2016 j’ai rencontré le merveilleux Pierre Lefebvre, fondateur de l’institut de médecine préventive PranaHvital, bien connu dans le milieu de la naturopathie. Il m’a soufflé avoir envie d’écrire un livre, La naturopathie pour les nuls que je venais de terminer allait justement sortir. Très vite, nous avons décidé de lister ensemble les questions des curistes les plus fréquentes, des plus farfelues aux plus évidentes, en passant par quelques cas particuliers (un chouette exercice !), et nous avons décidé d’en faire un nouvel ouvrage.

 

Le Miracle du Jeûne

Nous avons pris notre temps et j’ai adoré écrire avec Pierre au Moulin de Grouches (son centre), au coin du feu ou près du jardin quand le soleil pointait son nez, l’occasion pour la parisienne que je suis d’aller souffler un peu dans lieu ressourçant. De quoi parle notre livre ? De l’un des grands piliers de la naturopathie : la pause alimentaire.

Qu’est-ce que c’est et comment fonctionne-t-elle ? Qu’est-ce qui est bon pour moi ? Quels sont les effets immédiats, même les plus indésirables, et pourquoi ne faut-il pas s’inquiéter ? Quel est le bénéfice que je peux en retirer à moyen terme, à long terme ? Un ouvrage qui permet de comprendre la dissociation alimentaire, les monodiètes et le jeûne.

Attention, ce n’est pas un cours de naturopathie ni un livre “de plus” sur le jeûne. Il présente les bases de la santé préventive, mais c’est surtout un vrai guide pour aborder les cures de façon pratique. Dans la première partie nous parlons de vitalité, du lien à la nature, de tempéraments, des causes de la maladie, de nutrition, avant d’aborder dans la deuxième partie, un protocole complet pour vivre la détoxification, de la dissociation alimentaire au jeûne en passant par les monodiètes. Nous avons ajouté un programme de cuisine détox sur sept jours, avec des recettes originales et faciles, pour commencer sa cure santé à la maison (gourmande, merci Wojciech Konrad, chef de la cuisine du Moulin !).

Un nouveau livre écrit avec le coeur, pour se (re)prendre en main afin de (re)trouver une belle vitalité… et pourquoi pas, d’opérer une révolution intérieure… vous découvrirez que les deux vont souvent ensemble .

Le Miracle du Jeûne et plus encore... 54 questions incontournables 1

Voici les questions que vous pourrez retrouver dans le livre (nous avons dû faire des choix, si vous en avez d’autres nous pourrons y répondre avec Pierre !) :

1. Sujet à des maladies chroniques, on me dit d’améliorer mon
« terrain ». Qu’est-ce que cela signifie ?
2. J’ai un esprit rationnel, cartésien. Est-ce que je peux adhérer
à ce genre de pratiques ?
3. S’il faut toujours faire attention à ce que l’on fait et à ce que
l’on mange, on ne vit plus !
4. On me dit qu’il est normal d’avoir des douleurs à mon âge.
Qu’en est-il vraiment ?
5. Si je vais voir un naturopathe, est-ce que je pourrai arrêter
mes traitements ?
6. Sur les conseils d’un naturopathe, j’ai acheté des compléments
alimentaires mais j’ai toujours mal à l’estomac. Pourquoi ?
7. À cause de mon nouveau travail, j’ai dû arrêter le sport. Y
a-t-il un risque à être trop sédentaire ?
8. Est-il possible de pratiquer un sport pendant la cure ?
9. Quelle eau boire pendant une cure ?
10. Je mange équilibré et bio et pourtant je ne suis pas en forme.
11. Je souffre d’allergies identifiées par des tests à l’hôpital. Que
faire pour aller mieux ?
12. Mon médecin me dit qu’il faut faire trois repas par jour.
Est-ce que je peux sauter un repas si je n’ai pas faim ?
13. Mon fils de 27 ans, gros mangeur de viande, est devenu végétalien
avec sa nouvelle amie. Dois-je m’en inquiéter ?
14. Mon médecin me dit que les produits laitiers sont importants
pour lutter contre l’ostéoporose. Que faut-il en penser ?
15. Comment savoir si on est trop « dans sa tête » ?
16. Certaines personnes ont du mal à lâcher prise pendant le
jeûne ? Pourquoi ?
17. Comment raconter à nos proches qui s’inquiètent ?
18. Je ne suis pas sûr de pouvoir supporter les privations d’une
cure…
19. Je n’aime pas le sauna. Est-ce que c’est obligatoire ?
20. Est-ce que je vais vraiment réussir à lâcher prise et à dormir
davantage pendant la cure ?
21. Quel est le meilleur moment pour jeûner ou faire une détox ?
22. Mon médecin m’a dit que je risquais de faire un burn-out.
Une cure peut-elle m’aider à retrouver de l’énergie ?
23. Mon père souffre d’hypertension et cholestérol. Peut-il faire
une cure ?
24. Je prends des médicaments. Est-ce que je peux jeûner ou
faire une cure détox ?
25. Je me sens lourd après les repas. Comment éviter ce problème
?
26. Je fais attention à ce que je mange, et pourtant j’ai l’impression
de digérer de moins en moins facilement. Que faire ?
27. J’ai facilement des rhumes et des bronchites. Comment
adapter mon régime alimentaire pendant la cure ?
28. Est-ce qu’il faut beaucoup boire pendant la cure ?
29. Après ma cure, si je reprends ma vie comme avant, est-ce
que ça sert à quelque chose ?
30. Est-ce que je peux jeûner sans suivi médical ?
31. Je suis en thérapie depuis des années, je n’avance plus. Est-ce
que jeûner peut m’aider ?
32. J’ai l’impression que le jeûne peut m’aider à prendre des décisions.
Qu’est-ce que vous en pensez ?
33. Je traverse une période difficile. Est-ce que le jeûne peut
être bon pour moi ?
34. Je suis artiste et je suis bloqué dans mon processus créatif.
Est-ce que vous pensez que le jeûne peut me faire du bien ?
35. Est-ce que je dois « être dans le spirituel » pour faire ce genre
de cure et retrouver ma voie ?
36. Est-ce que je vais être capable de jeûner ?
37. Pour que ce soit « valable », combien de temps faut-il jeûner
? À quelle fréquence ?
38. Est-ce que je vais perdre du poids si je jeûne ? Si oui, est-ce
que je risque de le reprendre après la cure ?
39. J’ai l’intention d’avoir un bébé. Est-ce que je peux jeûner ?
40. Quels sports pratiquer pendant la cure ?
41. Est-ce que je peux jeûner en travaillant ?
42. Est-ce qu’on pense beaucoup à manger pendant le jeûne ?
43. Si je ne mange pas, comment je fais pour avoir de l’énergie ?
44. Est-ce que je dois me préparer « dans ma tête » et comment
?
45. J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais, c’est trop dur !
46. J’ai peur de m’ennuyer !
47. Mes odeurs de transpiration sont fortes à chaque fois que je
jeûne. Est-ce normal ?
48. J’ai peur d’avoir froid pendant mon jeûne.
49. Faut-il prendre des tisanes diurétiques ou des compléments
alimentaires « détox » pendant le jeûne ?
50. Hier j’étais en pleine forme, aujourd’hui je suis à plat. C’est
normal ?
51. Quel est le budget d’une cure de jeûne ?
52. Quelle est la durée minimum ?
53. Je me sens bien sans manger, en pleine forme. Je n’ai pas
envie de reprendre. Qu’est-ce que je fais ?
54. Le premier verre d’alcool avec du pain et du fromage, comment
ça va se passer ?

 

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Une lecture cooconing pour les soirées d’automne. Il sort le 12 octobre dans toutes les bonnes librairies. Vous le trouverez ici et aussi ici ! Bonne lecture 😉
238 pages – 16,95€ – Editions First

 

14.manger le midi

Bienheureuse détox !

Pourvu que dure ce mouvement healthy qui gagne du terrain pour notre plus grand bien ! Hop, à l’automne et au printemps, la détox est sur toutes les lèvres…. Et tant mieux, les rythmes de vie trépidants que nous vivons aujourd’hui, particulièrement dans les villes de plus en plus polluées, sont extrêmement difficiles à gérer pour nos organismes qui se retrouvent saturés. ON APPUIE SUR PAUSE. 

Notre alimentation a plus changé ces 6 dernières décennies que pendant les 5 millions d’années précédentes, 80 % de nos aliments sont aujourd’hui d’origine industrielle. Ils sont transformés et renferment des éléments complexes à digérer : des pesticides, des agents de textures, des conservateurs, des colorants… Les cosmétiques que nous mettons sur notre peau contiennent aussi leurs lots de toxiques, tout comme l’air que nous respirons et les produits ménagers que nous utilisons. Et qui aujourd’hui arrive à faire du sport plusieurs fois par semaine et à s’échapper le weekend pour respirer l’air frais de la montagne ou de la campagne ? Pas facile de trouver son équilibre. Lorsque tout fonctionne correctement, le corps arrive tant bien que mal à se débarrasser de toutes ces toxines mais il reste toujours des résidus et notre corps s’épuise.

> Quels sont les risques lorsque la machine s’enraye ?

  • Notre système immunitaire s’affaiblit et nous faisons le lit des maladies opportunistes ou saisonnières,
  • Nous développons des allergies,
  • Notre teint est terne, nos yeux sont cernés et notre peau sature,
  • Nous vieillissons prématurément,
  • Nous ne sommes plus aussi enthousiastes qu’avant, nous dormons moins bien, nous nous sentons lasses,
  • Nous risquons des troubles plus graves et dangereux pour notre santé.

 

« Arrêtez le mal avant qu’il n’existe, calmez le désordre avant qu’il n’éclate. » Lao-Tseu.

Au-delà d’une vraie réflexion qu’il faut avoir en tête sur son alimentation et ses choix de vie pour rester en bonne santé physique et mentale, il est bon de temps en temps s’octroyer une vraie pause et prendre du recul sur ses habitudes. Faire une détox, c’est surtout adopter de nouveaux réflexes sur une période plus ou moins longue, allant de quelques jours à quelques semaines. Une parenthèse pendant laquelle on consommera les aliments les plus naturels possibles, où l’on pratiquera une ou plusieurs activités sportives et où l’on prendra le temps de respirer et de se détendre !

– Challenge… À l’heure où j’écris cet article on est encore en septembre : chiche de prendre rendez-vous avec vous dans votre calendrier les 3 prochains trimestres ? Une journée par semaine, un weekend par mois, une semaine par trimestre… À vos agendas ! –

 

Quels sont les avantages de la détox ?

Avantage #1

La mise au repos du système digestif et son assainissement, de l’estomac au côlon. Dites au revoir aux ballonnements, gazs et autres inconforts intestinaux…

Avantage #2

L’élimination des déchets qui surchargent le corps. Tout le trop plein accumulé est invité à sortir par les différentes portes de sortie : on stimulera la peau, les organes digestifs, les reins et les poumons.

Avantage #3

L’énergie qui n’est pas utilisée pour digérer est disponible pour le reste de l’organisme qui peut alors réparer nos déséquilibres un peu partout dans notre corps.

 

Les autres avantages :

– La reconnexion à ses sensations (de satiété, de faim, de plaisir)

– Un regain d’énergie, on se sent de nouveau disponible pour accomplir de nouveaux projets, comme prendre soin de soi !

 

Pourquoi faire une détox à l’automne ?

Laisser aller les excès de l’été, accueillir l’hiver et se permettre de vivre la saison pleinement, faire la place aux changements organiques. L’automne est le bon moment pour assainir nos intestins qui, rappelons-le, sont en grande partie responsable du bon fonctionnement de notre système immunitaire ! Demandez conseil à votre naturopathe et évaluez votre niveau de vitalité : alimentation légère et dissociée (misez sur les produits frais de saison), monodiète de fruits, de légumes ou de jus, jeûne… c’est vous qui voyez ! Peut-être vous lancerez-vous dans une cure de nettoyage du foie (artichaut-radis noir en ampoules, la forme liquide étant rapidement assimilée par l’organisme + bouillotte sur le ventre à droite du côté du foie le soir) ?

Plus d’infos ici sur la fameuse cure de raisin automnale.

 

Oser se lancer

La détox intrigue et peut faire peur, car elle s’accompagne d’effets secondaires pas toujours plaisants (petits boutons, maux de têtes, perturbation du sommeil…). En remettant les toxines en mouvement, il faudra s’assurer qu’elles sont bien éliminées. Si une « vraie » détoxification se fera plutôt sous forme de cure, avec un accompagnement personnalisé en naturopathie, vous pouvez adopter seul un programme graduel au fil de vos lectures. Les besoins de chacun sont différents, sachez respecter vos limites et écouter votre corps.

Les enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent et les personnes souffrant d’affections lourdes ne doivent pas suivre une détox avec une restriction alimentaire importante. Néanmoins, les jus de légumes, s’ils ne sont pas les seuls aliments consommés, sont largement recommandés pour leurs vitamines, leurs enzymes et leur cocktail d’anti-oxydants 😉

 

Pour en savoir plus, découvrez le cahier La détox pour les nuls

Bienheureuse détox ! 2

Être naturopathe aujourd’hui (formations, financement, statut, …)

Vous aimez beaucoup la naturopathie mais vous ne savez pas où vous mènera votre nouvelle passion ?
Je reçois de nombreux messages concernant les reconversions professionnelles, voici donc un petit article (non exhaustif) pour évoquer les formations, les financements et le statut quand on se lance.

SE FORMER

Il existe de nombreuses formations en naturopathie en France et à l’étranger. Dans l’hexagone les formations ne sont actuellement pas reconnues par l’État et notre métier est toléré tant que nous restons dans notre rôle d’éducateur de santé. Si vous souhaitez apprendre la naturopathie pour vous et pour vos proches, mais pas forcément en faire un métier, choisissez l’école qui vous semble la plus accessible pour vous et avec laquelle vous aurez un bon feeling. C’est avant tout une histoire de transmission de passion, on en fait ensuite ce qui nous semble le plus intéressant, avec nos talents individuels !

Si vous souhaitez en faire un métier, je vous recommande de choisir une formation avec un minimum de 1200 heures + un stage (ou plusieurs) + un mémoire + des enseignements pratiques (pas seulement théoriques concernant les massages, la réflexologie, l’hydrologie, etc…). Si vous étudiez à distance, vous pouvez ajouter des modules en présentiel dans votre école ou dans un autre centre de formation si vous en ressentez le besoin.

Je vous recommande de jeter un oeil aux formations soutenues par la Féna (Fédération française des écoles de naturopathie qui regroupe pour l’instant 6 écoles – il en existe d’autres très bien hors fédération, voir syndicats), par le syndicat SPN (Syndicat des spécialistes de la naturopathie) et par le syndicat Omnes (Association professionnelle de naturopathes), qui sont les plus actifs aujourd’hui.

La plupart des centres de formation offrent plusieurs formules : temps plein (généralement 1 an) ou temps partiel (2 à 4 ans). J’ai opté pour la formation proposée en 3 ans par l’institut Isupnat à Paris, mais il faut compter un peu plus de temps pour passer l’examen de la fédération, faire un stage et rédiger un mémoire de fin d’études (compter 3 ans 1/2 – 4 ans en tout). Cette période m’a paru juste pour moi, elle m’a permis de bien assimiler ce que j’apprenais et surtout de tester les différentes cures ! La naturopathie n’est pas une affaire de mental, elle doit s’intégrer dans le corps.

Je parle dans cet article de mes stages à l’étranger et je donne plus d’informations sur ma reconversion, je recommande de faire le plus de stages possibles pour ouvrir le champ des opportunités : en boutiques bio, en restaurant healthy, en centre de jeûnes en France et à l’étranger… Plus tôt on se lance plus vite on sait ce qu’on a envie de faire avec ses connaissances en naturopathie, et c’est un cercle vertueux : on se sent capable et on se jette à l’eau. Je connais trop de naturopathes qui se sont formés et qui sont restés dans leur ancien job par peur de se lancer ou par confort.

À l’étranger les formations sont différentes, par exemple au Canada et aux USA les naturopathes sont docteurs en médecine naturelle (ND – Naturopathic Doctor) et étudient 4 ans minimum en temps plein. Je vous invite à suivre l’excellent congrès ICNM qui se tient chaque année le 1er weekend de juillet, l’occasion de rencontrer des naturopathes d’horizons lointains, c’est très enrichissant !

 

Comment financer sa formation ? C’est la question qui revient le plus souvent, avec “pourrais-je vivre du métier après avoir utilisé une belle partie de mes économies pour financer la formation ?”. Pour la première question, si vous êtes salarié(e) je vous invite à consulter les possibilités de financement avec vos OPCA ou équivalents, ils financent parfois tout ou partie de la formation. Si vous êtes demandeur d’emploi, il arrive aussi que la formation soit prise en charge (oui oui) mais c’est rare, cela va beaucoup dépendre des budgets disponibles sur le moment et de vos interlocuteurs. Enfin si vous n’êtes ni l’un ni l’autre, il vous faudra débourser le montant de la formation de votre poche (avec l’aide peut être de la banque). L’option maline : faire appel aux financements participatifs auprès de vos proches, en utilisant les dates charnières de vos anniversaires/fêtes de fin d’année pour relancer autour de vous. Vous pouvez aussi proposer des contributions avec retour sur investissement en offrant des consultations au fil de votre formation. Je vous recommande chaleureusement On participe, qui partage les valeurs de la naturopathie.
Pour la deuxième question… voir plus bas.

 

S’INSTALLER

On devient rarement naturopathe du jour au lendemain, à moins d’avoir de gros moyens et beaucoup de temps devant soi à consacrer au développement de l’activité. C’est plutôt une révolution douce, on commence à faire des consultations auprès de ses amis et de sa famille (souvent gracieusement), puis auprès d’amis d’amis (qui commencent à payer une petite somme) avant de s’installer en consultation quelques demi-journées par semaine.

Installée depuis 1 an 1/2 j’ai fait appel à mon réseau pour trouver mes cabinets, dans lesquels je suis invitée et je reverse un pourcentage de mes consultations, je n’ai donc pas de frais fixes en ce qui concerne les murs. Il faut s’acquitter d’une assurance professionnelle (j’ai rejoins le syndicat SPN) et il est utile d’utiliser un système de réservation qui nous rend plus visible. Je suis sur Doctolib.fr (99 euros par mois) ainsi que sur Bliss You (15% de commission).

 

J’ai choisi le statut d’auto-entrepreneur, plus flexible et simple d’utilisation que le statut libéral. Il y a aussi moins de cotisations (22,5 %). J’ai longuement hésité avec la coopérative d’activité (régime assimilé salarié) et j’ai même été acceptée chez Port Parallèle (il faut assister à une demi-journée de présentation puis prendre un rendez-vous pour présenter son projet, s’il est viable on rentre dans la coopérative). La première solution n’offre pas de cotisation chômage ni en cas d’accident ou d’arrêt maladie prolongé (la crainte du libéral/auto-entrepreneur : être en arrêt plus ou moins long sans revenus). La seconde, moyennant une retenue sur chiffre d’affaire plus importante (50% en tout quand même) met relativement à l’abri d’un pépin.

L’auto-entreprise me convient bien car tout se passe en ligne et je suis plutôt mobile. Les modalités de création de compte se font très rapidement sur internet, tout comme le suivi. Le chiffre d’affaire se déclare par trimestre et le paiement se fait automatiquement par prélèvement. Le plafond de chiffre d’affaire à ne pas dépasser est de 33 200 euros par an. Vous trouverez toutes les infos utiles sur le Portail Auto-Entrepreneur.

Le statut d’auto-entrepreneur est cumulable avec le statut de salarié si votre contrat de travail l’autorise, ainsi qu’avec le statut de demandeur d’emploi (si vous êtes indemnisé(e) le calcul se fait en fonction de votre chiffre d’affaire et de vos droits), ou encore avec celui d’auteur. Petit bémol à noter également : on ne peut pas déduire les charges (loyers, assurances etc.).

 

EN VIVRE

La naturopathie est un art de vivre plus qu’un “métier”. On y vient souvent parce qu’on a envie de prendre soin de soi, ou de ses proches. C’est une activité encore peu connue en France, même si elle gagne du terrain et que le grand public est de plus en plus curieux. Il faut souvent compter plusieurs années pour vivre décemment des consultations, et  beaucoup de temps à se faire connaître dans sa zone géographique : ateliers, conférences, partenariats, création de contenu pour des journaux ou des sites internet…

Contrairement à d’autres approches thérapeutiques, la naturopathie n’invite pas à consulter chaque mois (et c’est très bien comme ça !), il faut donc renouveler constamment sa clientèle. Avec le temps le bouche à oreille permet de pérenniser l’activité.

Il est utile de diversifier ses activités et de proposer des techniques manuelles (massages, reflexologies) ou une autre approche complémentaire. J’ai moi-même choisi l’EFT afin d’accompagner le travail sur les émotions, je me suis formée aux techniques Emotional freedom technique (EFT) et Matrix reimprinting, mais aussi en psychopathologie/psycho-développement de l’enfant et en coaching/PNL/hypnose. J’ai complété ma formation avec un an d’Ayurveda. Comment savoir ce qui est fait pour vous ? Essayez les techniques, assistez à des réunions de présentation, rencontrez les thérapeutes… C’est une affaire de rencontres, et de plaisir. J’ai croisé l’EFT en 2ème année de naturopathie alors que j’étais en stage à Hawaï (la technique est très utilisée aux Etats-Unis) et j’en suis tombée amoureuse, je l’ai utilisée sur moi pendant plusieurs mois et je me suis lancée.

 

Mon ami Franck, fondateur d’une plateforme bientôt en ligne (Nusquama, à suivre !), me dit souvent “NATURE LOVES COURAGE”, alors faites vous confiance et lancez vous, même si vous ne savez pas encore très bien où votre nouvelle passion vous mènera. 

 

À découvrir aussi :
L’article : Devenir naturopathe, pourquoi et quels débouchés ?

Le site Nana Turopathe, fondé par la géniale Christelle Martin, qui propose une naturopathie moderne et accessible.

La page Facebook de La naturopathie pour les nuls.

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Ma pharmacie naturelle, mes essentiels de voyage

Actuellement en voyage en Asie pour quelques mois, voici ma petite liste d’essentiels de voyage de naturopathe. J’aimerais être de celles qui voyagent léger mais j’ai toujours trop de vêtements, trop de chaussures et plein de produits (je dépasse rarement les 17-18 kilos, de toute façon je suis incapable de porter plus lourd dans les transports 😛 ).

Voici donc ma pharmacie naturelle, tous mes au-cas-où-on-ne-sait-jamais…

sport

Sport. Quand ça veut pas, ça veut pas…

Vous voyez à l’école celle qu’on choisi en dernier pour faire partie de l’équipe en cours de sport ? Voilà, c’était moi ! (J’avais peur des ballons, pas vraiment le genre d’équipière idéale…). J’ai toujours plutôt été celle qui préfère arrêter temporairement de manger des gâteaux plutôt que de faire plus d’exercices si elle a deux kilos à perdre. #choisistoncamp.

sweat

Bilan 21 jours de sauna : let’s sweat baby !

Début janvier, après un bon sauna le dimanche, je me suis lancée le défi de m’y rendre tous les jours pendant 21 jours afin de voir ses effets sur plusieurs semaines. J’y suis presque arrivée, et en compensation des jours manqués j’ai rallongé la période de deux jours ! Le challenge terminé, j’aime tellement ça que je vais poursuivre un peu plus longtemps.