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Pratiquer le Chamanisme, rapport d’émerveillement (mon expérience à Bali)

Très heureuse de partager une nouvelle expérience de soins magnifique ! Cette fois-ci j’ai choisi de poursuivre mes découvertes sur la voie spirituelle, je viens de terminer dix jours de formation au nord de Bali (Tejakula) au sein de la FSS, Foundation for Shamanic Studies. C’est mon troisième séjour à Bali…

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Rencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l’énergie, pour qui, comment ?

« Être à l’écoute du corps, c’est vivre la présence, c’est ressentir de l’intérieur. C’est revenir chez soi, à la source de tout, c’est entendre la vie vous parler. » peut-on lire sur le site de mon ami David, enseignant à l’École des Arbres. Une sagesse qui me parle, je m’intéresse de plus en plus au ressenti depuis quelques années grâce à ma découverte de l’EFT (technique de libération émotionnelle que j’utilise en séance) où je reviens toujours à la sensation. En naturopathie également, dans un objectif d’autonomie, car si on est capable de s’écouter, alors on sait ce qui est bon pour nous, sans rien forcer. Notre mental nous raconte beaucoup de choses (certaines utiles, certaines moins). C’est par le corps que nous pouvons accéder à des parties de nous encore inexplorées, celles qui restent à guérir, à rencontrer, à aimer… qui ne demandent qu’à se révéler.

Rencontre avec David Blin, merveilleux facilitateur de guérison (magnétisme), mais aussi accoucheur de talents, il enseigne les soins énergétiques depuis quelques années au sein de son École des arbres. Il propose aussi des massages tantriques, pour réveiller l’énergie sexuelle et rencontrer notre puissance. Passionnant !

 

Les gens qui viennent te voir pour une « transmission » cherchent à savoir s’ils sont capables de guérir par l’énergie, tout le monde peut donc faire des soins énergétiques ?  

C’est quelque chose que l’on peut tous faire à partir du moment où on en a l’élan, comme jouer de la musique ! Je ne crois pas à l’idée du don, alors je leur donne la validation d’emblée. Ma mission lors des transmissions, c’est de les emmener dans cet espace où il n’y a rien à faire, de les éloigner de cette envie d’utiliser leur volonté et l’égo, qui pense qu’il faut « faire des choses ».
Bien souvent, une douleur ou un trouble de santé est en lien avec un blocage énergétique, la zone concernée n’est pas assez fluide, manque d’énergie ou est en excès d’énergie. Beaucoup de pathologies peuvent être soulagées, voire soignées par le magnétisme, le praticien facilitant la libre circulation de l’énergie lorsqu’elle est prête à agir dans le sens de la guérison. En tant que facilitateur, si tu es branché avec la vie et que tu laisses faire, tout est simple. Si tu fais un soin et que tu rencontres une résistance et que tu cherches à enlever quelque chose alors que la personne n’est pas prête, tu le sens aussi. Si on a mal au genou et que cette douleur nous sert à comprendre quelque chose, elle partira quand ce sera le moment. Rien ne doit être forcé.

Dans la vie c’est simple il y a d’ailleurs deux façons de vivre : soit nager dans le sens du courant, soit nager à contre courant, mais c’est toujours la même rivière, toujours le même nageur. Il y en a qui se fatigue plus que l’autre….

 

Comment fais-tu cela ?

J’ai toute une palette d’exercices pratiques individualisés, du rebirth aux outils chamaniques… Je parle aussi longuement avec les gens que je reçois pour apprendre à les connaître et détecter les croyances limitantes, pour les amener dans ces endroits où ils ne font rien. Pour certains c’est rapide, pour d’autres un peu plus long. Il y a beaucoup d’histoires qu’ils se racontent, ce qui revient le plus souvent c’est « il y a du danger » (le médium astral, le bas astral, les défunts, les énergies type alpha etc)… Pour moi tout cela n’existe pas, le monde de la matière est duel et le monde de l’énergie est non duel !

Nous avons une tendance naturelle à calquer le monde matériel, connu, tangible, sur le monde immatériel. Beaucoup arrivent avec la peur de « choper quelque chose » et le besoin de « se protéger ». Or, on ne peut pas faire le bien, ni faire le mal. Par exemple, un jour un élève m’a appelé après avoir fait un soin, il avait la main qui tremblait depuis plusieurs jours, très stressé d’avoir attrapé la maladie de la personne sur laquelle il avait travaillé : je lui ai dis simplement «  c’est dans ta tête » et tout s’est arrêté immédiatement. C’est ce que je rencontre de plus fréquent.

Comme le pouvoir de l’intention est aussi très fort, quand tu dis à quelqu’un « tu as le pouvoir de faire ça », il y a le risque qu’ils travaillent avec l’égo et qu’ils fonctionnent sur batterie, en forçant.

 

« Le ressenti brule la pensée », Éric Baret

 

Quels types de perceptions découvrent-ils ?

L’idée en transmission est de savoir comment va s’exprimer l’intuition la personne : clairvoyance (perception visuelle), clairaudience (perception auditive/ « radio intérieure »), kinesthésie (ressentis physiques), clairconnaissance (l’ensemble de toutes ces perceptions en même temps), nous avons tous des aptitudes différentes. Il faut se connecter à l’intuition, alors c’est formidable, c’est ton soleil en pleine nuit (ton soleil de minuit), qui permet de voir quand tu es dans l’obscurité. Pour la percevoir, il faut simplement être dans le ressenti.

Je me suis demandé pendant longtemps comment expliquer ce qui se passe pendant un soin… C’est en fait très simple, si tu es dans un endroit de ton corps, si tu y es totalement. Si tu es totalement dans ta main tu n’es plus dans ta tête. Alors tu sais s’il faut ajouter, ou retirer quelque chose énergétiquement, ou harmoniser.

Il n’y a rien à savoir, et en même temps il faudrait des encyclopédies pour raconter ! Certains chantent des mantras ou des prières, certains sont dans le ressenti corporel. Je les aide à trouver leur musique. J’invite les gens à rejoindre un espace en eux qui est vierge de tout.

Tout est déjà en place, je ne leur apprends rien, je les accompagne simplement sur le chemin de la confiance. Je leur demande vite un soin pour qu’ils se lancent tout de suite. Parfois les premiers sont bluffants ! C’est une histoire de qualité de présence, souvent ça ne tient qu’à ça. Mais d’ailleurs souvent dans la vie…

 

Comment tout a commencé pour toi ?

Ça a commencé par la mort. Il m’a fallu mourir pour renaître. Il y a presque 10 ans, j’en avais assez de qui j’étais, à l’époque hyper cartésien (fils de médecin !) et réalisateur, je découvre quelques livres passionnants, notamment « Le serpent cosmique » de Jeremy Narby. Je flashe d’ailleurs sur cette histoire où un mec découvre que grâce à une plante il peut ré-informer son ADN… Je m’intéresse petit à petit aux états modifiés de conscience, au chamanisme, et je me rends à quelques événements de l’Inrees.

À une conférence je rencontre des personnes qui organisent une expérience chamanique de 4 jours en Belgique, je m’inscris. À l’époque j’avais déjà commencé des exercices de cohérence cardiaque, de relaxation et une thérapie en EMDR, j’avais commencé à travailler sur moi et heureusement, car j’ai vécu un truc tellement fort… si je n’avais pas été accompagné au retour ça aurait été plus compliqué !

 

Tu as pris des psychotropes ?

Je crois que j’avais besoin d’un coup de pieds aux fesses. Le chaman m’a servi une double dose d’Ayahuasca, il a dû voir que mon mental en avait besoin pour lâcher ! J’ai bu ce qu’il m’a servi, un verre au goût de terre et de pneu brûlé. Je n’avais pas du tout envie de vomir contrairement aux autres personnes présentes, j’étais bien, je respirais, je contrôlais. Il s’est approché, m’a soufflé du tabac au visage, et mon énergie est montée de mon sacrum jusqu’en haut (Kundalini), j’ai eu l’impression que ma tête s’arrachait de mon cou avec le sentiment qu’elle allait exploser ! Je me suis dis « je vais mourir ».  J’ai regardé ma main, je ne la voyais pas, je ne voyais pas non plus mon bras et j’ai perdu connaissance.

Black out. Je me suis réveillé 3 ou 4h plus tard, dans un état vraiment bizarre, comme un être nouveau, trempé de transpiration. J’étais dans un état incroyable, ils jouaient de la musique. J’ai vu de la lumière dans les feuilles en pleine nuit, je me suis dis « c’est la plus belle chose que j’ai vue de ma vie », et je suis allée me coucher j’ai dû m’endormir un peu. J’ai vécu en rêve ma mort en chutant (rêve que je faisais depuis longtemps) et mon expérience d’éveil. Ma connexion à la nature est devenue extraordinaire. J’ai senti que je pouvais soigner avec les mains dès le lendemain, ça ne m’a pas quitté. Il y a eu en tout 4 cérémonies d’affilées sur 4 jours, des expériences différentes.

Du jour au lendemain tout a changé, il y a eu aussi beaucoup de synchronicités. J’ai commencé à pratiquer des soins sur mes proches, puis à recevoir des personnes qui me le demandaient. J’ai eu du mal à faire des tournages en tant que réalisateur, je voulais plus faire de pub pour plein d’annonceurs, je ne supportais plus l’environnement.

Pendant 7 ans j’ai fait énormément d’expériences pour revenir à cet état là. J’ai pris aussi mieux soin de moi et j’ai appris à laisser faire, et à me faire confiance. C’est venu au fil du temps. Tout ce que j’ai pu expérimenter par la suite n’a fait que confirmer la foi que j’ai dans la vie.

 

Peut-on vivre le même type d’expérience sans prendre d’Ayahuasca ?

Il y a souvent une résistance très forte du mental à lâcher, mais il y a d’autres façons de le vivre oui. Je l’ai vécu moi une deuxième fois en méditation du soleil, j’ai senti la même montée dans la colonne, avec la même impression de mourir.

 

Qu’est-ce que ça a changé sur ta vision de la vie ?

Une part de moi est devenue très tranquille, notamment par rapport à la mort. Il n’y a pas de lieu négatif. Il peut nous arriver des épreuves mais c’est parce qu’on en a besoin. J’ai aussi pris conscience que chacun fait du mieux qu’il peut à chaque instant.

Cette expérience m’a fait prendre des décisions que je n’arrivais pas à prendre, m’a donné du courage. Tout ce qui n’était pas juste, pas aligné, a été écarté et un travail sur ma sexualité a été engagé. J’ai découvert le tantra.

 

Qu’est-ce que le tantra ?

En quelques mots, c’est la détente dans la tension. C’est grâce à l’alchimie des deux que la magie opère : la tension créé une concentration (tendue, pointue) et la détente c’est la périphérie (ronde, dans l’accueil).

J’entends beaucoup de gens qui ont des vies sexuelles qui ne leur conviennent pas. Les femmes sont souvent étonnées quand on leur dit « vous pouvez arrêter quand vous avez envie d’arrêter, vous n’êtes pas obligée d’aller d’un point A à un point B. La sexualité est encore souvent conditionnée par la jouissance de l’homme, l’une des premières choses à comprendre en sexualité consciente c’est qu’il n’y a pas de destination.

Principalement ce que les gens veulent expérimenter c’est la fusion. Ce qui nous fait le plus de mal sur cette terre c’est l’ « illusion » de la séparation. Dans le sexe, ce que l’on recherche c’est le rapprochement, la fusion qui n’arrive jamais. Mais dans l’énergie, on n’a jamais été séparés. Le tantra, c’est se concentrer davantage sur l’énergie donc sur le lien, tandis que la sexualité classique se concentre sur le génital, l’organe, la peau, mais qui amène les corps à vivre la séparation. Une des approches les plus faciles vers le tantra, c’est d’expérimenter le massage (du corps, de la yoni), pour réparer, se réconcilier avec son énergie vitale et réveiller la femme et l’homme que nous sommes.

 

Pourquoi l’École des arbres ?

Je fais confiance à la nature qui n’est pas égotique, elle n’essaie pas de transformer. Je fais souvent des séances dans la forêt, elle nous enseigne si on sait l’écouter.

Je n’aime pas beaucoup le côté « gourou » de certaines personnes dans le domaine de l’énergie, je préfère m’en remettre à la simplicité.

Ce que je raconte, c’est juste mon expérience. Faites votre expérience !

 

Rencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l'énergie, pour qui, comment ? 1

Un grand merci à David ♥
David Blin
Sur RDV – 07 68 30 98 32
contact@ecoledesarbres.com
www.ecoledesarbres.com

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Expérience intuitive : poser une question aux arbres

David m’a aussi emmenée faire un petit exercice, celui de poser une question aux arbres. L’idée est de se positionner au milieu d’une forêt (ou dans un parc assez dense), de faire un tour sur soi-même les yeux ouverts et de choisir un arbre sans faire intervenir le mental. S’en approcher (parfois notre intuition choisit un arbre à l’autre bout du champ 😉 , alors il faut y aller, la suivre) et regarder ce qu’il a à nous dire, intuitivement.

J’ai posé une question que j’ai partagée avec David, qui a fait l’exercice avec moi en silence mais avec un autre arbre de son choix. Nos réponses ont été étonnamment proches ! L’arbre ici est un support, pleinement dans la présence. En observant son environnement, ses couleurs, ses fêlures, ses forces, son inclinaison, ses racines, la façon dont la lumière se reflète… (et en se faisant confiance !), on obtient nos réponses. Je vais passer un peu plus de temps au parc moi !

 

Envie d’aller plus loin ?  Quelques ressources :

Le dernier numéro du magazine Inexploré sur le thème : La conscience de la nature, son intelligence peut-elle nous inspirer ?

Le serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoirRencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l'énergie, pour qui, comment ? 2  de Jeremy Narby

SiddharthaRencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l'énergie, pour qui, comment ? 3 de Hermann Hesse

Le pouvoir du moment présent – Guide d’éveil spirituelRencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l'énergie, pour qui, comment ? 4 d’Eckhart Tolle

Faire l’amour de manière divineRencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l'énergie, pour qui, comment ? 5 de Barry Long

TantraRencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l'énergie, pour qui, comment ? 6 de Daniel Odier

Le Livre des SecretsRencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l'énergie, pour qui, comment ? 7 de Osho

L’Oeuf de Yoni : Le féminin révélé et libéré – Tome 1Rencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l'énergie, pour qui, comment ? 8 de Lilou Macé

 

Healthy INDIA

Inde : médecine traditionnelle, soins et remèdes naturels

Après deux articles sur la Thailande (ici et ici) et sur Bali, je continue les interviews sur le thème du voyage healthy et des  médecines traditionnelles. Très heureuse de cet article qui me tient beaucoup à coeur ! J’ai voyagé pour la première fois en Inde il y a exactement un an, me rendant à Rishikesh pour une formation de coaching avec une formatrice que j’aime beaucoup (Vitality Living College). De l’Inde je n’ai vu que cette ville sainte sur les bords du Gange et les montagnes de Mussoorie. C’est une destination pleine de surprises, transformatrice et pleine de magie, sombre et lumineuse… J’y suis même tombée amoureuse (quand on laisse la vie nous surprendre…) !

C’est Arpit Mittal, ami indien formé à la naturopathie à Paris (Isupnat), à l’Ayurveda  et au Yoga en Inde qui répond cette fois-ci à mes questions pour nous en dire un peu plus sur la médecine traditionnelle en Inde et partager ses bonnes adresses. Il est installé à Paris (9è) et propose des consultations en naturopathie, des massages ayurvédiques et des cours de yoga et organise régulièrement des retraites au sein de l’Institut PranaHvital avec mon ami Pierre Lefèbvre (voir les  prochaines dates sur Facebook).

Je vous parle aussi en bas de l’article de la formation que j’ai suivie à Paris en Ayurveda après mes études de naturopathie et je vous donne de bonnes adresses ici aussi. Bon voyage !

 

Quelle est la place de la médecine naturelle aujourd’hui en Inde et de la médecine conventionnelle ?  Les Indiens semblent-il faire plus confiance à l’une ou l’autre des médecines ?

Aujourd’hui en Inde la médecine conventionnelle (allopathique) se développe très rapidement; elle suit la croissance économique du pays. De grands hôpitaux multi-spécialités existent dans les grandes villes comme à New Delhi, Kolkota et Mumbai. Il n’est pas rare d’ailleurs de voir des étrangers venir se faire soigner en Inde pour bénéficier de soins de grande qualité pour un coût moins élevé qu’en Occident. Néanmoins, il existe de grandes disparités sur le territoire et au sein de la population. Des hôpitaux publics existent partout sur le territoire et sont prisés par les personnes qui ne peuvent se payer des soins trop onéreux.

La médecine naturelle (ayurvédique, naturopathique, homéopathique,..) est quant à elle aussi très présente en Inde. Il existe des centaines des centres de soins entièrement dédiés à ces pratiques et maintenant il existe aussi des centres qui proposent des soins traditionels indiens et avec des soins conventionnels allopathiques intégrés.

Les soins ou remèdes dits “naturels” font partie du quotidien de la grande majorité des Indiens. En effet, pratiquement chaque famille indienne cultive du Tulsi qui est une plante aux nombreuses vertus, notamment antiseptique. L’utilisation des épices en cuisine est non seulement bonne pour les sens, mais aussi pour la santé. Je pense donc qu’instinctivement et par tradition, les Indiens pratiquent la médecine naturelle pour les petits maux mais se tournent vers la médecine conventionnelle pour des maux plus graves ou nécessitant des soins urgents.

 

 

Quelles destinations choisir pour prendre soin de soi en Inde?

Que ce soit en ville, dans les campagnes ou dans les montagnes, il y a partout en Inde des centres où l’on peut prendre soin de soi, pour une heure ou pour plusieurs jours. A New Delhi qui est pourtant une ville très dense, on peut s’accorder une réelle pause détente en fonction de son temps et de son porte-monnaie. En effet, si le budget est serré on peut se tourner vers un massage complet du corps dans un centre ayurvédique ou un institut de beauté comme il en existe des centaines et des centaines à travers le pays. Les Indiens apprécient en général les massages énergétiques, donc si la pression est trop forte pour vous n’hésitez pas à le dire à l’esthéticienne. On peut également trouver des sortes de chiropracteurs qui exercent dans les parcs ou en bord de route. Pour quelques roupies vous aurez un massage du cou et de la tête mais je vous conseille d’être vigilant car ils sont beaucoup trop énergétiques et des douleurs peuvent apparaître ou s’aggraver après le massage. Toujours pour les personnes qui ne souhaitent pas beaucoup dépenser, je recommande de se promener dans les parcs publics dès l’aube : des sessions de yoga gratuites sont proposées quotidiennement. En général, cela commence vers 6 heures du matin où le soleil commence à se lever (horaire quasi-constante toute l’année, nous sommes proches de l’Equateur…) et surtout l’air est frais donc c’est très agréable pour pratiquer quelques postures et la méditation.

Si on souhaite accorder plus de temps, on peut se rendre dans un centre de naturopathie (Krishana Dutt Health Centre à New Delhi), on peut citer également Yogram, un autre centre de naturopathie dimensionné comme un village et se situant dans la campagne d’Haridwar, ou Jindal Naturocare Institut, pres de Bangalore.

Si on recherche un endroit dans les collines il y a Kaivalyadhama près de Mumbai qui est très connu pour des soins en Ayurveda et naturopathie. Voici quelques autres centre qui sont bien pour des soins ayurvédique: Ananda In The Himalayas, Devaaya: The Ayurveda and Nature Cure Centre (Goa), The Leela (Udaipur) ou encore au Kerala où il y a de nombreux établissements ayurvédique (comme Kairali Ayurvedic Health Village, Somatheeram Ayurveda Resort,..), le Kerala étant un état qui cultive de nombreuses épices et des plantes médicinales. Il existe également des établissements qui proposent des soins conventionnels en allopathie en complément des soins ayurvédiques comme Institute of Ayurveda and Integrative Medicine près de Bangalore.

Il existe également des nombreux centre pour faire du yoga et la méditation partout en Inde et spécialement au Kerala, à Goa, à Dharamsahala et à Rishikesh (Rishikesh est des parfois citée comme la capitale internationale de Yoga), on trouve des centre de méditation Vipassana ou de méditation Buddiste Zen ou encore des centres comme le Centre de Yoga Iyengar à Pune, Shivananda Yoga à Rishikesh, …

 

Quels sont les traitements principaux de la médecine traditionnelle indienne ?

Les traitements principaux de la médecine traditionnelle indienne comprennent les mesures diététiques, les massages du corps et la pratique d’une activité physique et spirituelle. En Inde, il est facile de consommer beaucoup de fruits et légumes frais pour quelques roupies puisque le pays en produit une quantité considérable pour répondre aux besoins de la population et importe peu. A chaque coin de rue, on trouve des étals bien approvisionnés : des fruits et des légumes de toutes les couleurs ! Concernant l’alimentation, la cuisine indienne traditionnelle est variée et saine grâce à l’utilisation d’épices et de nombreux légumes locaux à tous les repas. Le jeûne et la mono-diète sont des pratiques assez courantes, il y a d’ailleurs des jeûnes d’une durée de 9 jours à chaque grand changement de saison (mars et octobre). On peut également souligner que le végétarisme est une pratique très ancrée en Inde, par conviction religieuse, tradition culturelle ou nécessité économique.

Concernant les massages aux huiles, les Indiens en retirent des bienfaits à tous âges : que ce soit pour détendre et aider les nouveaux-nés à s’endormir, soulager les douleurs articulaires des personnes âgées, etc… En auto-massage ou bien réalisé par un professionnel, il fait partie intégrante des gestes de bien-être car il stimule la circulation, apaise le système nerveux, fortifie le muscle et aide à se détendre totalement.
Autres pratiques de la médecine traditionnelle indienne : le yoga et la méditation. Aller dans les parcs, comme cité plus haut, permet de pratiquer une à deux heures à moindre coût. Si le besoin d’approfondir l’exploration personnelle se fait sentir, je vous conseille de joindre l’un des nombreux enseignements spirituels tels que Amma, Sadhguru , Shri Shri Ravishankar ou encore Vipassana

 

La naturopathie est-elle reconnue en Inde ? Et quelles sont les autres pratiques thérapeutiques naturelles qui le sont ?

La naturopathie est une médecine naturelle reconnue en Inde par un diplôme d’Etat, Bachelor of Naturopathy and Yoga Science. Un ministère chargé des médecines et pratiques traditionnelles a été créé en 2014, et a également été à l’origine de la journée internationale de Yoga qui a lieu tous les ans à travers le monde le 21 juin.

Les autres pratiques traditionnelles sont l’Ayurvéda (reconnue par un diplôme d’Etat, le BAMS -bachelor of ayurvedic medecine and surgery. L’Ayurveda est reconnu comme médecine traditionnelle par l’OMS en1982) : à travers l’alimentation, les massages, les plantes, le yoga et la méditation, l’Ayurvéda permet de retrouver un état d’équilibre énergétique afin de prévenir la maladie. L’Unani, quant à elle, est basée sur la théorie des humeurs, le diagnostic se faisant par la prise du pouls et l’examen des urines; et le traitement reposant sur l’administration de plantes médicinales.

 

Quelles sont les 3 plantes ou remèdes qui sont les plus utilisés par les Indiens pour prendre soin d’eux ?

Il existe plusieurs remèdes auxquels les Indiens font confiance aussi bien pour un usage interne qu’externe. Les 3  principaux sont le Tulsi (une plante), le Neem (une écorce d’arbre) et le Curcuma (une épice).

Le tulsi (ou basilic sacré) est connu de tous les Indiens pour ses vertus anti-infectieuse et sédative. Il est consommé en infusion, sans modération.
Le neem est un anti-oxydant et renforce l’immunité.
Le curcuma a des propriétés antioxydante et anti-inflammatoire, il est surtout utilisé en cuisine (sous forme de poudre ou en râpant la racine). Afin d’optimiser son efficacité, je vous conseille de l’associer à du poivre et du gingembre. On peut aussi se servir d’une petite dose de curcuma pour les soins de beauté pour ses propriétés anti-bactériennes (pour les peaux claires, testez d’abord sur une petite zone).
On peut également citer le Triphala (une composition ayurvédique à parts égales de trois plantes) est la plus utilise en ayurveda : Triphala aide a purifie et detoxifie les intestins. Selon l’Ayurvéda, la purification des intestins est une préoccupation majeure et un préalable à toute bonne santé.

 

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Où rencontrer Arpit ?
Arpit Mittal –  07 55 62 68 64
L’Espace TerraNova, 9 Rue Bellefond, Paris 09
www.naturo-ayurveda-yoga.com
Suivre Arpit sur Facebook

 

 

Étudier l’Ayurveda ici, c’est possible ?
À Paris j’ai suivi un cursus d’un an (8 weekends) au sein du Collège Européen de Médecine Intégrative avec le Vaidya Chethu Weerasinghe qui vient du Sri Lanka, un enseignement magnifique ! Si je souhaite poursuivre un jour, je sais qu’il me faudra aller en Inde ou au Sri Lanka, ce serait pour moi beaucoup plus juste de l’apprendre là-bas. L’Ayurveda est si vaste, il faut compter de nombreuses années pour commencer à maîtriser la pratique. Si nous sommes d’accord sur les grands lignes d’hygiène de vie avec la naturopathie, il y a des subtilités qui font toute la différence…

Si ce thème vous intéresse, je vous recommande aussi chaleureusement de suivre Leila Nasri, naturopathe qui a passé beaucoup de temps à Pondichéry, Nathalie Geetha Babouraj, médecin (allopathique) d’origine indienne qui a créé l’institut de Santé Intégrative (ISI) et Armanda Dos Santos, fondatrice d’Ayurveda Magazine.

À Paris, la boutique Quintessense située 1 rue Falguière propose des produits ayurvediques d’une grande qualité, sélectionnés par le Vaidya Chethu Weerasinghe si vous en cherchez. Et ses fondatrices Catherine et Marie-Jo ont un grand coeur  !

 

À lire aussi, un ouvrage sur lequel j’ai collaboré avec Garlone Bardel sorti en octobre dernier, Le Yoga cookbookInde : médecine traditionnelle, soins et remèdes naturels 10 publié aux Editions Ulmer, une bible avec une belle introduction sur la santé naturelle selon la naturopathie et l’Ayurveda, avec 108 recettes végétariennes, des postures de yoga, des conseils santé… Un trésor

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love you

Emprunter le chemin du pardon, pour se guérir

S’engager sur le chemin du pardon nous permet de nous dégager des armures que nous avons construites pour nous protéger, et qui nous embarrassent ensuite. C’est un cadeau que l’on se fait à soi-même, pour sortir de l’illusion que l’autre a un pouvoir sur notre état intérieur. C’est un chemin qui nous permet de vivre le coeur plus ouvert, plus grand, à rencontrer l’autre où il est sans trop se protéger. Un chemin qui nous permet d’accueillir l’amour dans nos vies, sous toutes ses formes.

Healthy bali

Bali : médecine traditionnelle, soins et remèdes naturels

Récemment revenue d’un beau voyage à Bali, j’en ai profité pour interroger Frédérique Nault – naturopathe à Ubud – sur la médecine traditionnelle indonésienne. J’avais déjà publié un article sur la Thailande, lors de mes voyages je me pose beaucoup de questions sur la place des médecines ancestrales face à la nouvelle médecine (la médecine conventionnelle-scientifique) qui gagne du terrain un peu partout.
Sous l’interview vous trouverez une liste de bonnes adresses si vous prévoyez de vous y rendre !

 

J’avais rencontré Frédérique en 2015, j’étais alors en dernière année d’études de naturopathie à Isupnat. Elle m’a ouvert les portes de son cabinet le temps d’un stage d’un mois. Française expatriée à l’étranger (Inde, USA puis Bali il y a une trentaine d’années), elle pratique une naturopathie comme je les aime, chaleureuse et juste. Elle a dans sa boîte à outils plusieurs autres spécialités : la méthode NAET ((Nambudripad Allergy Elimination Techniques, traitement des allergies avec une approche énergétique), l’accupressure et l’herboristerie indonésienne (elle vient d’ouvrir sa propre boutique !).

 

Quelle est la place de la médecine naturelle aujourd’hui en Indonésie et de la médecine conventionnelle ?

La place de la médecine naturelle en Indonésie a changé récemment, suivant le même schéma qu’en occident, mais avec un peu de retard. Il y a encore une cinquantaine d’années, les Indonésiens des campagnes et petites villes se faisaient soigner principalement chez les guérisseurs traditionnels, avec les plantes locales, les massages et les pratiques spirituelles. A cette époque, la médecine conventionnelle faisait de rapides progrès dans les villes, et toute personne ayant suffisamment d’argent et d’éducation (entre guillemets), se devait d’aller chez le médecin et non pas le guérisseur. Tout comme en occident, les guérisseurs n’avaient pas bonne réputation dans les villes et les malades n’y allaient qu’en dernier recours, quand les médecins n’avaient pas pu guérir le malade.

 

Les Indonésiens semblent-il faire plus confiance à l’une ou l’autre des médecines ?

De nos jours, grâce a la nouvelle assurance maladie abordable pour presque tous, les Indonésiens ont la possibilité de se faire soigner gratuitement chez le médecin et a l’hôpital. Les médecines douces deviennent un choix personnel. Dans la capitale par exemple, certaines personnes aisées maintenant préfèrent les médecines traditionnelles comme la naturopathie, l’homéopathie, la chiropractie, les massages physio-thérateutiques, etc. Ce nouvel intérêt pour les méthodes naturelles est dû a l’ouverture sur le monde occidental où les thérapeutes sont maintenant qualifiés, certifies et deviennent réputés pour apporter des solutions durables.

 

Quelles destinations choisir pour prendre soin de soi en Indonésie / à Bali ?

Le village d’Ubud a Bali est devenu un centre d’intérêt pour les médecines douces. Le mot “Ubud” signifie “remède ou médecine”. Il existe plusieurs centres offrant différents modes de thérapie, comme la phytothérapie, les massages, l’hydrothérapie du colon, l’acupuncture, les séances de guérison sur les dimensions physiques, mentales et spirituelles. Les possibilités sont infinies ainsi que le choix des guérisseurs !

Sur l’ile principale de l’Indonésie, les Javanais du centre de Java ont une connaissance ancestrale des plantes médicinales. Je conseillerais d’y faire un petit séjour afin d’associer les visites culturelles, et de gouter au “jamu” qui est une boisson a base de plantes et rhizomes, préparée selon vos besoins thérapeutiques.

 

Quels sont les traitements principaux de la médecine traditionnelle indonésienne ?

Les plus courants sont la phytothérapie ou Jamu, ainsi que les massages et les rituels. Actuellement, la médecine chinoise et l’acupuncture deviennent très populaires.

 

La naturopathie est-elle reconnue en Indonésie ? Et quelles sont les autres pratiques thérapeutiques naturelles qui le sont ?

La naturopathie n’est pas encore reconnue en Indonésie car il n’existe pas d’écoles de naturopathie. Je suis moi-même certifiée en tant qu’herbaliste en Indonésie (et certifiée en tant que naturopathe en Australie). Je connais deux autres naturopathes en Indonesie, l’un formé en Australie, et l’autre aux Etats-Unis.

La phytothérapie, l’acupuncture, le massage, la physiothérapie sont reconnues ici.

 

Quelles sont les 3 plantes ou remèdes qui sont les plus utilisées par les Indonésiens pour prendre soin d’eux ?

Le Curcuma longa (ou turmeric) qui est récemment devenu de renommée mondiale, est utilisé depuis toujours par les Indonésiens, peut-on dire “a toutes les sauces” et avec bonne raison. En effet cette tubéreuse jaune d’or contient des propriétés applicables dans beaucoup de pathologies. Le curcuma favorise une bonne digestion, stimule le foie et réduit la fièvre. Les femmes Indonésiennes le consomment en décoction ou infusion, une semaine avant les règles, pour assurer leur régularité et réduire les crampes.

L’Andrographis paniculata, appelé Sambiloto localement, est également connu des herbalistes occidentaux. Ses propriétés antibactériennes et antivirales en font un remède de choix contre toutes infections, particulièrement pulmonaires, digestives. Andrographis régénère le foie, est anti-inflammatoire, antioxydant, fluidifie le sang et réduit la fièvre.

Une autre plante médicinale native de toute l’asie du sud et utilisée dans le monde entier est le Gotu Kola, nom Indien du Centella asiatica, connu en Indonésie sous le nom de Pegagan. Cette plante versatile, serait une panacée grâce a ses propriétés réparatrice des tissus endommagés, en particulier les vaisseaux sanguins et la peau. Grâce a son action bénéfique sur les vaisseaux sanguins, le Gotu Kola favorise la circulation et donc le transport de sang et d’oxygène au cerveau, en faisant un remède recherché pour les écoliers, étudiants, personnes agées ayant des troubles de la mémoire. Les praticiens de médecine chinoise l’utilisent pour les insuffisances rénales.

 

Un grand merci à Frédérique pour ses réponses qui nous permettent de comprendre un peu mieux l’Indonésie et ses trésors de soins

Frédérique Nault
Bali Wellness Center (près de la Monkey Forest – quartier de Nyuh Kuning)
Whatsapp : +62 812 3920615​/ Email: reception@baliwellnesscentre.com

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Mes bonnes adresses à Ubud

Pour se restaurer : Clear Cafe, Atman, Sari Organik, Earth Café, Bali Buda, Seeds of Life, Alchemy, Warung Sopa, Sayuri… etc  Il y a l’embarras du choix ! J’ai beaucoup aimé Prima Warung (menu unique), j’y suis allée souvent.
Petit clin d’oeil  😛 : on trouve du kombucha partout (du kefir aussi) !! Le meilleur que j’ai trouvé est chez Clear Café (et je les ai tous testés je crois), 55 roupies indonésiennes pour une grande bouteille (nature), il est délicieux.

Où poser vos valises ? Je vous recommande de séjourner dans les quartiers de Penestanan ou de Nyuh Kuning, plus calmes et accessibles à pieds/en scooter/en vélo d’Ubud centre. Mention coup de coeur pour les resorts Blue Karma et Swasti Eco Cottage qui sont fantastiques.

Pour des massages : Cantika Spa (plusieurs adresses)
Pour les soins spirituels : le temple Tirta Empul pour se purifier à sa source sacrée / la grande prêtresse Ida / le healer Tjokorda Gede Rai
Notez qu’il y a de nombreux temples en ville mais peu sont accessibles au public.
Pour le yoga, les soins, les événements (sound healing, ecstactic danse…) :  The Yoga Barn, Taksu, bien d’autres lieux un peu partout.

Ne manquez pas le village de Petulu tout près d’Ubud (en scooter), chaque fin d’après midi des milliers de hérons reviennent “à la maison” après être partis chercher à manger ici et là. Ils se retrouvent dans les arbres de ce petit village. Je vous recommande de mettre un chapeau et de porter des vêtements que vous pourrez laver ensuite, il est presque impossible de passer entre les déjections 😀

En 2015  j’ai fait une retraite de shaking pendant 1 semaine (méditation active de transformation plusieurs heures par jours) dont je garde un excellent souvenir : Ashram Ratu Bagus sur le Mont Agung.

Hors d’Ubud, n’hésitez pas à visiter Canggu, Lovina, Amed, le Mont Agung… et il y a aussi beaucoup de belles choses à découvrir sur les autres îles et de nombreux lieux de retraite.

Beau voyage !

plaisirs

Doit-on condamner sans appel tous les petits plaisirs ? (stimulants & cie)

Café, thé, maté, cacao… On me pose souvent la question : peut-on les consommer souvent, voire tous les jours ? Car sont stimulants qui, lorsqu’ils sont pris en excès, favorisent les perturbations dans le corps, mais le corps possède des facultés d’adaptation exceptionnelles face à ces petites habitudes acquises et certains organismes peuvent vivre avec très longtemps sans pour autant être fragilisés… Alors ?

healthy thailande

Thailande : médecine traditionnelle, soins et remèdes naturels (interview)

Cet été 2017, j’ai eu la chance de passer deux mois en Thailande : Koh Lanta, Chiang Mai, Pai, puis Koh Samui… j’ai documenté mon voyage sur instagram. Je suis partie à la rencontre des traditionnelles locales, massages, plantes et soins, vous pouvez retrouver ici mon article ici sur Tao Garden à Chiang Mai et sur Good Life Dacha école de fermentation à Pai. J’y retournerai en février 2018, dans d’autres villes 😉

Là-bas, je me suis beaucoup interrogée sur la place de la médecine ancestrale face à la nouvelle médecine qui gagne du terrain un peu partout, j’ai donc proposé une interview à No, fondateur de Jaidee, école de massage à Paris,  ainsi qu’à Bénédicte Binninger, praticienne en massage thailandais installée à Strasbourg. Merci à tous les deux ! (leurs coordonnées sont en fin d’article). Ils nous parlent de l’histoire passionnantes des différentes médecines en Thailande, de leurs lieux favoris pour prendre soin de soi, des remèdes les plus courants… On part en voyage :

 

Quelle est la place de la médecine naturelle aujourd’hui en Thailande et de la médecine conventionnelle ?

La réponse va dépendre du contexte culturel, socio-économique et géographique de la personne malade. De plus en plus de départements de médecine traditionnelle thaïe s’ouvrent dans les hôpitaux où était jusqu’alors pratiquée exclusivement la médecine allopathique. Aujourd’hui un thaï sur deux (un peu moins) vit toujours en milieu rural où les médicaments ne sont pas toujours facilement trouvables, coutent chers et ne sont pas forcément plus efficaces que les remèdes traditionnels qui coûtent peu, sont manufacturables sur place, renforcent la communauté et promeuvent la résilience du village qui ne dépend alors pas d’un savoir étranger qu’il ne maitrise pas ni de médicaments qu’il n’a pas.

Le degré d’acceptation ou de reconnaissance de la médecine thaïe et le niveau de formation de ses praticiens sont intrinsèquement liés aux politiques étatiques. Voici un bref historique qui explicitera les relations complexes entre gouvernement, praticiens, savoirs et influences étrangères : en 1890 ouvrait la première faculté de médecine avec curriculum en médecine conventionnelle (allopathique) à Siriraj Hospital. A l’époque l’enseignement comportait médecine traditionnelle et médecine allopathique. En 1915 l’enseignement traditionnel est abandonné et les conditions d’existence des docteurs traditionnels (les masseurs en faisant partie) empirent jusque dans les années 70 (allant jusqu’à l’interdiction d’exercer). Mais combien de générations sont nécessaires pour qu’un savoir de transmission majoritairement orale s’éteigne ? Juste une !

Dans les années 70 le gouvernement thaï se réveille et se rend compte de l’intérêt des touristes pour le massage, des grands groupes pour les plantes médicinales thaïes (aujourd’hui) et essaie à la fois de tirer profit, valoriser ou protéger ces patrimoines. Avec la crise asiatique de 1997, il prend conscience de cette dépendance croissante envers les médicaments farang brevetés, qui coûtent chers, qu’il faut importer… alors qu’un savoir médical est déjà là. Il s’agit alors de sauver la médecine thaïe de l’oubli ! Le gouvernement demande aux praticiens d’envoyer des supports pédagogiques ou des documents historiques s’ils en possèdent. Beaucoup n’envoient rien. De ce qui est envoyé, le gouvernement trie le savoir acceptable du non-acceptable et le standardise. Cette standardisation marque à l’heure actuelle la fracture entre praticiens reconnus par le gouvernement thaï à qui on a enseigné un savoir « tronqué » et les praticiens non reconnus, n’ayant pas effectué le cursus standard accrédité par l’Etat (line 1, line 2… mais pas que !). A noter que cette standardisation n’est pas arrêtée, elle se poursuit.

 

Les Thaïlandais semblent-il faire plus confiance à l’une ou l’autre des médecines ?

Est-ce que les thaïlandais révisent pour leurs examens ou pensent-ils que s’ils ont assez de bon karma accumulé, ils réussiront et qu’ils peuvent se passer de révisions ? Ils font les deux : ils révisent et le matin de l’examen, offrent quelque chose à quelqu’un (Bouddha, des esprits, Ganesh, leurs ancêtres, etc…).  Je pense que cet état d’esprit se retrouve quand les Thaïlandais sont malades : ils peuvent prendre des médicaments mais se tournent en plus vers un médecin traditionnel pour prendre des plantes, changent leurs habitudes alimentaires, se font faire un massage,…
Soit ils sont très occidentalisés et ils ont pris un traitement allopathique qui n’a pas marché. En retournant voir mamie en province, ils essaient la voie traditionnelle.
Soit ils sont à la campagne, il n’y a pas de médecin allopathique, ils prennent un traitement traditionnel.
Y a-t-il un médecin traditionnel avec une très bonne réputation aux alentours ? Le remède conventionnel est accompagné de pratiques traditionnelles et il peut y avoir pratiques traditionnelles sans remède conventionnel.
Et il faut prendre en compte également la réticence des Thaïs à voir une partie de leur corps enlevée ! (dûe à une croyance animiste). Souffrir : oui, être opéré : non !

Je pense que pour répondre à cette question, il faut prendre en compte un aspect culturel très important : le rapport qu’entretiennent les Thaïs avec la « thainess », en anglais, le fait d’être thaï. Cette thainess dans la version véhiculée par l’Etat promeut (en simplifiant) l’idée que ce qui est « thaï » est supérieur à ce qui ne l’est pas (farang par exemple).
En conséquent, même si un Thaï pense que le médicament est efficace (pourquoi pas ?), il peut rechercher la médecine thaïe pour augmenter ses chances. Bien sûr son choix sera influencé par son niveau de vie, sa représentation sa culture, s’il vit à la campagne ou en ville, s’il est très exposé à la culture occidentale, etc…

 

Quelles destinations choisir pour prendre soin de soi en Thailande ?

La Thailande est un très beau pays et assez diversifié, que ce soit dans le sud avec toutes ses îles et plages paradisiaques ou dans le nord, avec une nature très verte et une population plus rurale, on s’y sent bien assez partout, il y en a pour tous les goûts. Les Thailandais sont très accueillants et souriants donc c’est assez facile de se sentir bien. Pour prendre soin de moi, je choisirais plûtot le nord , et en particulier Chiang Mai. C’est un endroit qui tend de plus en plus vers le bien-être, je l’ai constaté au fil des années (cela fait 15 ans que j’y retourne chaque année).  C’est une ville à taille humaine ou l’on peut se déplacer facilement à pied, on y trouve de plus en plus de centres de bien-être qui proposent des pratiques autour du développement personnel. Yoga, Chi Gong, danse contact, acupuncture, cuisine végan, culture bio, cours de cuisine, …

Chiang Mai a toujours été la plateforme des écoles de massage, tous les grands Maitres appelés « Ajarn » enseignent là bas. Ils n’apprennent pas seulement la technique mais aussi un éveil spirituel indispensable pour pratiquer le massage thai. Particulièrement chez Pichest Boonthumme, mon école de prédilection où je retourne tous les ans pour continuer à approfondir mon apprentissage. Pichest est l’un des dernier grand maitre de massage thai vivant, un vrai maitre, un chaman aussi, qui a une transmission à l’ancienne. Il enseigne le bouddhisme aussi dans une grande pièce chez lui qu’il a transformé en un temple bouddhiste. Il soigne grâce l’herboristerie, les pratiques rituelles chamaniques et bouddhistes (avec l’utilisation de prières, mantras et méditation), la diététique,  le yoga thaï, les soins prénataux,  les pratiques de désintoxication…

Au sujet des massages : il y a une multitude de centres de massage à tous les coin de rue. Chacun offre des massages assez différents, du massage que j’appelle “pour les touristes”, où la personne s’allonge sur le ventre puis sur le dos, avec beaucoup de compression et d’étirement. En général les masseuses ne sont pas très concentrées et elles suivent un protocole unique et calibré, le même massage pour tout le monde , c’est du massage à la chaîne, souvent allongé dans la même pièce avec d’autres clients. Par curiosité, j’aime bien tester ce genre de salon car de temps en temps vous pouvez tomber sur une masseuse qui a une bonne main et qui vous donnera un massage très relaxant, il faudra retenir son nom pour la fois prochaine.
Si vous ne voulez pas prendre de risque je vous déconseille ce genre de salon ou alors, juste prendre un foot massage (massage des pieds) ou un massage à l’huile.
Quelque adresse sérieuses : Saija , LILA massage (femmes ex-prisonnières), Blind massage (par des aveugles).

Mais en général, j’ai mes adresses, je vais voir plûtot les masseurs indépendants qui travaillent chez eux , souvent ils donnent aussi des cours. Pour moi ce sont des personnes très humbles qui ont une grande connaissance votre corps. Ce sont aussi des personnes que je respecte car elles aiment leur travail et sont très généreuses. Et y a aussi les thérapeutes qui ont très grandes connaissances du corps et de ses maux, ce sont de vrais thérapeutes qui sont diplômés d’une école de massage médicale : Suwat Tong, Thanachai Sinchai.

Chiang mai est aussi réputé pour sa cuisine ! On peut y manger à toute heure de la journée, des plats délicieux typique ou même moderne, de la nourriture saine et bonne pour l’esprit. Et lors de mes temps libre j’aime bien aller au sauna/ hammam aux plantes médicinales, mais aussi visiter des temples bouddhistes pour nettoyer mon énergie et mon esprit. Et bien sur faire des ballades dans les villes proche de la nature, comme Chiang Dao ou Pai, très reposant pour se ressourcer avec la nature.

 

Quels sont les traitements principaux de la médecine traditionnelle thailandaise ?

La médecine thaïe se divise en plusieurs branches :
– les thérapies internes : diététique, plantes,…
– les thérapies externes : massage, ventouses (sèches et humides), reboutement, compresses, saunas (secs ou humides avec des plantes), tok sen, le grattage comme le gua sha chinois, saignée, liniments et baumes, …
– la médecine liée aux esprits : mantras, tatouages, évocations..
– les sciences de divination : astrologie, chiromancie, géomancie,…
– le boudhisme comme science de l’esprit, du mental : la doctrine, les méditations…
– et un peu à part de ces catégories, la maïeutique.

 

Savez-vous si la naturopathie est reconnue en Thailande ? Et quelles sont les autres pratiques thérapeutiques naturelles qui le sont ?

La naturopathie est allée « pêcher » pas mal de choses en Asie mais la médecine thaïe a pour ainsi dire « déjà tout sur place », avec une théorie médicale propre (trop long à expliquer ici). Les Thaïs utilisent des traitements communs à la naturopathie mais s’y réfèrent comme à leur médecine traditionnelle. La différence est liée à l’utilisation de la théorie médicale thaïe qui englobe de nombreux concepts, différents de la naturopathie. La médecine chinoise est également utilisée.

 

Quelles sont les 3 plantes ou remèdes qui sont les plus utilisées par les Thaïlandais pour prendre soin d’eux ?

Les prières journalières pour les esprits de la maison aux esprits, les ancêtres… qui influent indéniablement l’état d’esprit !
Un type de gingembre appelé Plai ou zingiber cassumunar.
Le massage.
Enfin, manger ou boire certaines choses quand vous souffrez de certaines pathologies.

 

 

Un grand merci à No et Bénédicte pour leurs réponses qui nous permettent de comprendre un peu mieux la Thailande et ses trésors de soins

JAIDEE MASSAGE
Centre et Ecole de formation massage
25, rue du Général Foy 75008 Paris
01 42 71 91 31 – contact@jaidee.fr

Bénédicte Binninger
Massage Traditionnel Thaï
10 rue de la Râpe
67000 Strasbourg
www.nuadphaenthai.com
06.52.84.88.85

 

NETWORKING article

Les RDV “Networking Naturopathie” mensuels à Paris

Depuis le printemps 2016 se tiennent des rendez-vous parisiens mensuels gratuits autour de la naturopathie. Des rencontres co-créées avec Naturathéra, lieu hybride herboristerie-bar à tisanes bio (naturellement un QG de naturos… 😉 ).

Nés de constats simples : “je ne connais que les gens de mon école de naturopathie” puis ensuite “je me sens un peu seul(e) dans ma pratique” … Ces rdv de networking sont accessibles à tous : étudiants, praticiens et curieux. Un peu plus d’infos :

miracle du jeune article

Le Miracle du Jeûne et plus encore… 54 questions incontournables

En 2016 j’ai rencontré le merveilleux Pierre Lefebvre, fondateur de l’institut de médecine préventive PranaHvital, bien connu dans le milieu de la naturopathie. Il m’a soufflé avoir envie d’écrire un livre, La naturopathie pour les nuls que je venais de terminer allait justement sortir. Très vite, nous avons décidé de lister ensemble les questions des curistes les plus fréquentes, des plus farfelues aux plus évidentes, en passant par quelques cas particuliers (un chouette exercice !), et nous avons décidé d’en faire un nouvel ouvrage.

 

Le Miracle du Jeûne

Nous avons pris notre temps et j’ai adoré écrire avec Pierre au Moulin de Grouches (son centre), au coin du feu ou près du jardin quand le soleil pointait son nez, l’occasion pour la parisienne que je suis d’aller souffler un peu dans lieu ressourçant. De quoi parle notre livre ? De l’un des grands piliers de la naturopathie : la pause alimentaire.

Qu’est-ce que c’est et comment fonctionne-t-elle ? Qu’est-ce qui est bon pour moi ? Quels sont les effets immédiats, même les plus indésirables, et pourquoi ne faut-il pas s’inquiéter ? Quel est le bénéfice que je peux en retirer à moyen terme, à long terme ? Un ouvrage qui permet de comprendre la dissociation alimentaire, les monodiètes et le jeûne.

Attention, ce n’est pas un cours de naturopathie ni un livre “de plus” sur le jeûne. Il présente les bases de la santé préventive, mais c’est surtout un vrai guide pour aborder les cures de façon pratique. Dans la première partie nous parlons de vitalité, du lien à la nature, de tempéraments, des causes de la maladie, de nutrition, avant d’aborder dans la deuxième partie, un protocole complet pour vivre la détoxification, de la dissociation alimentaire au jeûne en passant par les monodiètes. Nous avons ajouté un programme de cuisine détox sur sept jours, avec des recettes originales et faciles, pour commencer sa cure santé à la maison (gourmande, merci Wojciech Konrad, chef de la cuisine du Moulin !).

Un nouveau livre écrit avec le coeur, pour se (re)prendre en main afin de (re)trouver une belle vitalité… et pourquoi pas, d’opérer une révolution intérieure… vous découvrirez que les deux vont souvent ensemble .

Le Miracle du Jeûne et plus encore... 54 questions incontournables 12

Voici les questions que vous pourrez retrouver dans le livre (nous avons dû faire des choix, si vous en avez d’autres nous pourrons y répondre avec Pierre !) :

1. Sujet à des maladies chroniques, on me dit d’améliorer mon
« terrain ». Qu’est-ce que cela signifie ?
2. J’ai un esprit rationnel, cartésien. Est-ce que je peux adhérer
à ce genre de pratiques ?
3. S’il faut toujours faire attention à ce que l’on fait et à ce que
l’on mange, on ne vit plus !
4. On me dit qu’il est normal d’avoir des douleurs à mon âge.
Qu’en est-il vraiment ?
5. Si je vais voir un naturopathe, est-ce que je pourrai arrêter
mes traitements ?
6. Sur les conseils d’un naturopathe, j’ai acheté des compléments
alimentaires mais j’ai toujours mal à l’estomac. Pourquoi ?
7. À cause de mon nouveau travail, j’ai dû arrêter le sport. Y
a-t-il un risque à être trop sédentaire ?
8. Est-il possible de pratiquer un sport pendant la cure ?
9. Quelle eau boire pendant une cure ?
10. Je mange équilibré et bio et pourtant je ne suis pas en forme.
11. Je souffre d’allergies identifiées par des tests à l’hôpital. Que
faire pour aller mieux ?
12. Mon médecin me dit qu’il faut faire trois repas par jour.
Est-ce que je peux sauter un repas si je n’ai pas faim ?
13. Mon fils de 27 ans, gros mangeur de viande, est devenu végétalien
avec sa nouvelle amie. Dois-je m’en inquiéter ?
14. Mon médecin me dit que les produits laitiers sont importants
pour lutter contre l’ostéoporose. Que faut-il en penser ?
15. Comment savoir si on est trop « dans sa tête » ?
16. Certaines personnes ont du mal à lâcher prise pendant le
jeûne ? Pourquoi ?
17. Comment raconter à nos proches qui s’inquiètent ?
18. Je ne suis pas sûr de pouvoir supporter les privations d’une
cure…
19. Je n’aime pas le sauna. Est-ce que c’est obligatoire ?
20. Est-ce que je vais vraiment réussir à lâcher prise et à dormir
davantage pendant la cure ?
21. Quel est le meilleur moment pour jeûner ou faire une détox ?
22. Mon médecin m’a dit que je risquais de faire un burn-out.
Une cure peut-elle m’aider à retrouver de l’énergie ?
23. Mon père souffre d’hypertension et cholestérol. Peut-il faire
une cure ?
24. Je prends des médicaments. Est-ce que je peux jeûner ou
faire une cure détox ?
25. Je me sens lourd après les repas. Comment éviter ce problème
?
26. Je fais attention à ce que je mange, et pourtant j’ai l’impression
de digérer de moins en moins facilement. Que faire ?
27. J’ai facilement des rhumes et des bronchites. Comment
adapter mon régime alimentaire pendant la cure ?
28. Est-ce qu’il faut beaucoup boire pendant la cure ?
29. Après ma cure, si je reprends ma vie comme avant, est-ce
que ça sert à quelque chose ?
30. Est-ce que je peux jeûner sans suivi médical ?
31. Je suis en thérapie depuis des années, je n’avance plus. Est-ce
que jeûner peut m’aider ?
32. J’ai l’impression que le jeûne peut m’aider à prendre des décisions.
Qu’est-ce que vous en pensez ?
33. Je traverse une période difficile. Est-ce que le jeûne peut
être bon pour moi ?
34. Je suis artiste et je suis bloqué dans mon processus créatif.
Est-ce que vous pensez que le jeûne peut me faire du bien ?
35. Est-ce que je dois « être dans le spirituel » pour faire ce genre
de cure et retrouver ma voie ?
36. Est-ce que je vais être capable de jeûner ?
37. Pour que ce soit « valable », combien de temps faut-il jeûner
? À quelle fréquence ?
38. Est-ce que je vais perdre du poids si je jeûne ? Si oui, est-ce
que je risque de le reprendre après la cure ?
39. J’ai l’intention d’avoir un bébé. Est-ce que je peux jeûner ?
40. Quels sports pratiquer pendant la cure ?
41. Est-ce que je peux jeûner en travaillant ?
42. Est-ce qu’on pense beaucoup à manger pendant le jeûne ?
43. Si je ne mange pas, comment je fais pour avoir de l’énergie ?
44. Est-ce que je dois me préparer « dans ma tête » et comment
?
45. J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais, c’est trop dur !
46. J’ai peur de m’ennuyer !
47. Mes odeurs de transpiration sont fortes à chaque fois que je
jeûne. Est-ce normal ?
48. J’ai peur d’avoir froid pendant mon jeûne.
49. Faut-il prendre des tisanes diurétiques ou des compléments
alimentaires « détox » pendant le jeûne ?
50. Hier j’étais en pleine forme, aujourd’hui je suis à plat. C’est
normal ?
51. Quel est le budget d’une cure de jeûne ?
52. Quelle est la durée minimum ?
53. Je me sens bien sans manger, en pleine forme. Je n’ai pas
envie de reprendre. Qu’est-ce que je fais ?
54. Le premier verre d’alcool avec du pain et du fromage, comment
ça va se passer ?

 

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Une lecture cooconing pour les soirées d’automne. Il sort le 12 octobre dans toutes les bonnes librairies. Vous le trouverez ici et aussi ici ! Bonne lecture 😉
238 pages – 16,95€ – Editions First