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PODCASTS : conversations pour être bien

Bienvenue sur mon premier Podcast !

Des conversations personnelles où je partage ce que j’ai découvert sur mon chemin de guérison* mais aussi de reconversion. Curieuse de pratiques de santé naturelle, de techniques de libération émotionnelle, je suis aussi une exploratrice qui part souvent en voyage au bout du monde…

Healthy INDIA

Inde : médecine traditionnelle, soins et remèdes naturels

Après deux articles sur la Thailande (ici et ici) et sur Bali, je continue les interviews sur le thème du voyage healthy et des  médecines traditionnelles. Très heureuse de cet article qui me tient beaucoup à coeur ! J’ai voyagé pour la première fois en Inde il y a exactement un an, me rendant à Rishikesh pour une formation de coaching avec une formatrice que j’aime beaucoup (Vitality Living College). De l’Inde je n’ai vu que cette ville sainte sur les bords du Gange et les montagnes de Mussoorie. C’est une destination pleine de surprises, transformatrice et pleine de magie, sombre et lumineuse… J’y suis même tombée amoureuse (quand on laisse la vie nous surprendre…) !

C’est Arpit Mittal, ami indien formé à la naturopathie à Paris (Isupnat), à l’Ayurveda  et au Yoga en Inde qui répond cette fois-ci à mes questions pour nous en dire un peu plus sur la médecine traditionnelle en Inde et partager ses bonnes adresses. Il est installé à Paris (9è) et propose des consultations en naturopathie, des massages ayurvédiques et des cours de yoga et organise régulièrement des retraites au sein de l’Institut PranaHvital avec mon ami Pierre Lefèbvre (voir les  prochaines dates sur Facebook).

Je vous parle aussi en bas de l’article de la formation que j’ai suivie à Paris en Ayurveda après mes études de naturopathie et je vous donne de bonnes adresses ici aussi. Bon voyage !

 

Quelle est la place de la médecine naturelle aujourd’hui en Inde et de la médecine conventionnelle ?  Les Indiens semblent-il faire plus confiance à l’une ou l’autre des médecines ?

Aujourd’hui en Inde la médecine conventionnelle (allopathique) se développe très rapidement; elle suit la croissance économique du pays. De grands hôpitaux multi-spécialités existent dans les grandes villes comme à New Delhi, Kolkota et Mumbai. Il n’est pas rare d’ailleurs de voir des étrangers venir se faire soigner en Inde pour bénéficier de soins de grande qualité pour un coût moins élevé qu’en Occident. Néanmoins, il existe de grandes disparités sur le territoire et au sein de la population. Des hôpitaux publics existent partout sur le territoire et sont prisés par les personnes qui ne peuvent se payer des soins trop onéreux.

La médecine naturelle (ayurvédique, naturopathique, homéopathique,..) est quant à elle aussi très présente en Inde. Il existe des centaines des centres de soins entièrement dédiés à ces pratiques et maintenant il existe aussi des centres qui proposent des soins traditionels indiens et avec des soins conventionnels allopathiques intégrés.

Les soins ou remèdes dits “naturels” font partie du quotidien de la grande majorité des Indiens. En effet, pratiquement chaque famille indienne cultive du Tulsi qui est une plante aux nombreuses vertus, notamment antiseptique. L’utilisation des épices en cuisine est non seulement bonne pour les sens, mais aussi pour la santé. Je pense donc qu’instinctivement et par tradition, les Indiens pratiquent la médecine naturelle pour les petits maux mais se tournent vers la médecine conventionnelle pour des maux plus graves ou nécessitant des soins urgents.

 

 

Quelles destinations choisir pour prendre soin de soi en Inde?

Que ce soit en ville, dans les campagnes ou dans les montagnes, il y a partout en Inde des centres où l’on peut prendre soin de soi, pour une heure ou pour plusieurs jours. A New Delhi qui est pourtant une ville très dense, on peut s’accorder une réelle pause détente en fonction de son temps et de son porte-monnaie. En effet, si le budget est serré on peut se tourner vers un massage complet du corps dans un centre ayurvédique ou un institut de beauté comme il en existe des centaines et des centaines à travers le pays. Les Indiens apprécient en général les massages énergétiques, donc si la pression est trop forte pour vous n’hésitez pas à le dire à l’esthéticienne. On peut également trouver des sortes de chiropracteurs qui exercent dans les parcs ou en bord de route. Pour quelques roupies vous aurez un massage du cou et de la tête mais je vous conseille d’être vigilant car ils sont beaucoup trop énergétiques et des douleurs peuvent apparaître ou s’aggraver après le massage. Toujours pour les personnes qui ne souhaitent pas beaucoup dépenser, je recommande de se promener dans les parcs publics dès l’aube : des sessions de yoga gratuites sont proposées quotidiennement. En général, cela commence vers 6 heures du matin où le soleil commence à se lever (horaire quasi-constante toute l’année, nous sommes proches de l’Equateur…) et surtout l’air est frais donc c’est très agréable pour pratiquer quelques postures et la méditation.

Si on souhaite accorder plus de temps, on peut se rendre dans un centre de naturopathie (Krishana Dutt Health Centre à New Delhi), on peut citer également Yogram, un autre centre de naturopathie dimensionné comme un village et se situant dans la campagne d’Haridwar, ou Jindal Naturocare Institut, pres de Bangalore.

Si on recherche un endroit dans les collines il y a Kaivalyadhama près de Mumbai qui est très connu pour des soins en Ayurveda et naturopathie. Voici quelques autres centre qui sont bien pour des soins ayurvédique: Ananda In The Himalayas, Devaaya: The Ayurveda and Nature Cure Centre (Goa), The Leela (Udaipur) ou encore au Kerala où il y a de nombreux établissements ayurvédique (comme Kairali Ayurvedic Health Village, Somatheeram Ayurveda Resort,..), le Kerala étant un état qui cultive de nombreuses épices et des plantes médicinales. Il existe également des établissements qui proposent des soins conventionnels en allopathie en complément des soins ayurvédiques comme Institute of Ayurveda and Integrative Medicine près de Bangalore.

Il existe également des nombreux centre pour faire du yoga et la méditation partout en Inde et spécialement au Kerala, à Goa, à Dharamsahala et à Rishikesh (Rishikesh est des parfois citée comme la capitale internationale de Yoga), on trouve des centre de méditation Vipassana ou de méditation Buddiste Zen ou encore des centres comme le Centre de Yoga Iyengar à Pune, Shivananda Yoga à Rishikesh, …

 

Quels sont les traitements principaux de la médecine traditionnelle indienne ?

Les traitements principaux de la médecine traditionnelle indienne comprennent les mesures diététiques, les massages du corps et la pratique d’une activité physique et spirituelle. En Inde, il est facile de consommer beaucoup de fruits et légumes frais pour quelques roupies puisque le pays en produit une quantité considérable pour répondre aux besoins de la population et importe peu. A chaque coin de rue, on trouve des étals bien approvisionnés : des fruits et des légumes de toutes les couleurs ! Concernant l’alimentation, la cuisine indienne traditionnelle est variée et saine grâce à l’utilisation d’épices et de nombreux légumes locaux à tous les repas. Le jeûne et la mono-diète sont des pratiques assez courantes, il y a d’ailleurs des jeûnes d’une durée de 9 jours à chaque grand changement de saison (mars et octobre). On peut également souligner que le végétarisme est une pratique très ancrée en Inde, par conviction religieuse, tradition culturelle ou nécessité économique.

Concernant les massages aux huiles, les Indiens en retirent des bienfaits à tous âges : que ce soit pour détendre et aider les nouveaux-nés à s’endormir, soulager les douleurs articulaires des personnes âgées, etc… En auto-massage ou bien réalisé par un professionnel, il fait partie intégrante des gestes de bien-être car il stimule la circulation, apaise le système nerveux, fortifie le muscle et aide à se détendre totalement.
Autres pratiques de la médecine traditionnelle indienne : le yoga et la méditation. Aller dans les parcs, comme cité plus haut, permet de pratiquer une à deux heures à moindre coût. Si le besoin d’approfondir l’exploration personnelle se fait sentir, je vous conseille de joindre l’un des nombreux enseignements spirituels tels que Amma, Sadhguru , Shri Shri Ravishankar ou encore Vipassana

 

La naturopathie est-elle reconnue en Inde ? Et quelles sont les autres pratiques thérapeutiques naturelles qui le sont ?

La naturopathie est une médecine naturelle reconnue en Inde par un diplôme d’Etat, Bachelor of Naturopathy and Yoga Science. Un ministère chargé des médecines et pratiques traditionnelles a été créé en 2014, et a également été à l’origine de la journée internationale de Yoga qui a lieu tous les ans à travers le monde le 21 juin.

Les autres pratiques traditionnelles sont l’Ayurvéda (reconnue par un diplôme d’Etat, le BAMS -bachelor of ayurvedic medecine and surgery. L’Ayurveda est reconnu comme médecine traditionnelle par l’OMS en1982) : à travers l’alimentation, les massages, les plantes, le yoga et la méditation, l’Ayurvéda permet de retrouver un état d’équilibre énergétique afin de prévenir la maladie. L’Unani, quant à elle, est basée sur la théorie des humeurs, le diagnostic se faisant par la prise du pouls et l’examen des urines; et le traitement reposant sur l’administration de plantes médicinales.

 

Quelles sont les 3 plantes ou remèdes qui sont les plus utilisés par les Indiens pour prendre soin d’eux ?

Il existe plusieurs remèdes auxquels les Indiens font confiance aussi bien pour un usage interne qu’externe. Les 3  principaux sont le Tulsi (une plante), le Neem (une écorce d’arbre) et le Curcuma (une épice).

Le tulsi (ou basilic sacré) est connu de tous les Indiens pour ses vertus anti-infectieuse et sédative. Il est consommé en infusion, sans modération.
Le neem est un anti-oxydant et renforce l’immunité.
Le curcuma a des propriétés antioxydante et anti-inflammatoire, il est surtout utilisé en cuisine (sous forme de poudre ou en râpant la racine). Afin d’optimiser son efficacité, je vous conseille de l’associer à du poivre et du gingembre. On peut aussi se servir d’une petite dose de curcuma pour les soins de beauté pour ses propriétés anti-bactériennes (pour les peaux claires, testez d’abord sur une petite zone).
On peut également citer le Triphala (une composition ayurvédique à parts égales de trois plantes) est la plus utilise en ayurveda : Triphala aide a purifie et detoxifie les intestins. Selon l’Ayurvéda, la purification des intestins est une préoccupation majeure et un préalable à toute bonne santé.

 

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Où rencontrer Arpit ?
Arpit Mittal –  07 55 62 68 64
L’Espace TerraNova, 9 Rue Bellefond, Paris 09
www.naturo-ayurveda-yoga.com
Suivre Arpit sur Facebook

 

 

Étudier l’Ayurveda ici, c’est possible ?
À Paris j’ai suivi un cursus d’un an (8 weekends) au sein du Collège Européen de Médecine Intégrative avec le Vaidya Chethu Weerasinghe qui vient du Sri Lanka, un enseignement magnifique ! Si je souhaite poursuivre un jour, je sais qu’il me faudra aller en Inde ou au Sri Lanka, ce serait pour moi beaucoup plus juste de l’apprendre là-bas. L’Ayurveda est si vaste, il faut compter de nombreuses années pour commencer à maîtriser la pratique. Si nous sommes d’accord sur les grands lignes d’hygiène de vie avec la naturopathie, il y a des subtilités qui font toute la différence…

Si ce thème vous intéresse, je vous recommande aussi chaleureusement de suivre Leila Nasri, naturopathe qui a passé beaucoup de temps à Pondichéry, Nathalie Geetha Babouraj, médecin (allopathique) d’origine indienne qui a créé l’institut de Santé Intégrative (ISI) et Armanda Dos Santos, fondatrice d’Ayurveda Magazine.

À Paris, la boutique Quintessense située 1 rue Falguière propose des produits ayurvediques d’une grande qualité, sélectionnés par le Vaidya Chethu Weerasinghe si vous en cherchez. Et ses fondatrices Catherine et Marie-Jo ont un grand coeur  !

 

À lire aussi, un ouvrage sur lequel j’ai collaboré avec Garlone Bardel sorti en octobre dernier, Le Yoga cookbookInde : médecine traditionnelle, soins et remèdes naturels 2 publié aux Editions Ulmer, une bible avec une belle introduction sur la santé naturelle selon la naturopathie et l’Ayurveda, avec 108 recettes végétariennes, des postures de yoga, des conseils santé… Un trésor

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love you

Emprunter le chemin du pardon, pour se guérir

S’engager sur le chemin du pardon nous permet de nous dégager des armures que nous avons construites pour nous protéger, et qui nous embarrassent ensuite. C’est un cadeau que l’on se fait à soi-même, pour sortir de l’illusion que l’autre a un pouvoir sur notre état intérieur. C’est un chemin qui nous permet de vivre le coeur plus ouvert, plus grand, à rencontrer l’autre où il est sans trop se protéger. Un chemin qui nous permet d’accueillir l’amour dans nos vies, sous toutes ses formes.

Healthy kohphangan

Koh Phangan, entre formations et rencontres, conseils

L’île est bien connue pour ses “Full moon” – j’ai découvert aussi les “Half moon” et toutes les autres occasions de faire la fête nuit et jour – plutôt au sud-est de l’île. Le genre de fête qui m’intéresse se passe de l’autre côté de l’île (à l’ouest), à Srithanu, où j’ai posé mes valises pour plusieurs semaines : cérémonies cacao, sound healing, kirtans/bhajans (chants de mantras), ecstatic dance… En plein milieu d’une communauté internationale bienveillante en quête de bien-être et en recherche spirituelle.

permaculture

S’éveiller à la permaculture (expérience)

C’est à Koh Phangan, une île du sud de la Thaïlande bien connue pour ses soirées Full Moon que j’ai posé mes valises, plus précisément à La Casa Shambala pour un cours de 2 semaines intitulé PermaHope Shamanic Permaculture Design Course (SPDC) proposé par un enseignant australien, Marc Clough, dit “Wombat”…

plaisirs

Doit-on condamner sans appel tous les petits plaisirs ? (stimulants & cie)

Café, thé, maté, cacao… On me pose souvent la question : peut-on les consommer souvent, voire tous les jours ? Car sont stimulants qui, lorsqu’ils sont pris en excès, favorisent les perturbations dans le corps, mais le corps possède des facultés d’adaptation exceptionnelles face à ces petites habitudes acquises et certains organismes peuvent vivre avec très longtemps sans pour autant être fragilisés… Alors ?

NETWORKING article

Les RDV “Networking Naturopathie” mensuels à Paris

Depuis le printemps 2016 se tiennent des rendez-vous parisiens mensuels gratuits autour de la naturopathie. Des rencontres co-créées avec Naturathéra, lieu hybride herboristerie-bar à tisanes bio (naturellement un QG de naturos… 😉 ).

Nés de constats simples : “je ne connais que les gens de mon école de naturopathie” puis ensuite “je me sens un peu seul(e) dans ma pratique” … Ces rdv de networking sont accessibles à tous : étudiants, praticiens et curieux. Un peu plus d’infos :

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Kéfir, kombucha, fermentation alimentaire… Pourquoi et comment se lancer !

Mon périple en Asie se poursuit (je suis actuellement au Vietnam à Hoi An), et mes découvertes culinaires aussi ! Extrêmement reconnaissante à mon système intestinal de me suivre dans mes aventures depuis bientôt 3 mois, je vais de noddles en banh mi, de fritures en douceurs improbables, sans trop de difficultés digestives… Je n’ai pas toujours aussi bien digéré, ma découverte de la naturopathie il y a 6 ans m’a permis d’apaiser mes intestins et d’acquérir les bons réflexes pour corriger le tir lorsque je sors de la route. Un équilibre essentiel lorsque l’on connait l’importance de nos intestins pour notre immunité générale… mais aussi pour notre état émotionnel !

De passage à Pai pour quelques semaines (charmante ville au nord de la Thailande), j’ai croisé une école de fermentation, fondée par Mr Kay, ukrainien-américain qui a posé ses valises là-bas depuis 14 ans. Élevé au kombucha super nature grâce sa grand-mère et aux aliments fermentés pour traverser les hivers longs en Ukraine, c’est un convaincu en pleine forme. Il a créé un restaurant (Good Life) et une marque de Kombucha du même nom qui se vend très très bien localement (il vend 5 à 7 caisses de bouteilles par jour en haute saison). Cinq élèves sont présents ce jour-là, tous de pays différents : Taiwan, Afrique du Sud, Allemagne, Inde et France. Le Taïwanais nous raconte qu’il voyage avec son kéfir depuis 2 mois, et qu’il n’a pas eu de “runny poo” (selles molles, diarrhée) depuis qu’il a commencé, le décor est posé. On parle gazs, constipation, difficultés à digérer depuis de nombreuses années ou simplement en voyage, finalement tout le monde recherche la même chose : la paix intestinale.

 

Les bactéries sont nos amies 

Dans un environnement stérile, pas de vie possible. Dans nos sociétés évoluées, nous sommes de pauvres fous qui faisons la chasse aux bactéries (antibio, solutions hydro alcooliques, javel…) oubliant qu’elles étaient là avant nous. On tue aussi toute vie quand on cuisine, par la chaleur et la transformation de la plupart des aliments disponibles en supermarché. De moins en moins d’aliments fermentés sont consommés, sauf dans les grandes villes qui ont des boutiques bio et des marchés bobo, où ils reviennent en force. Parallèlement, les gens sont de plus en plus malades, et la plupart des clients que les naturopathes reçoivent en consultation ont des problèmes intestinaux.

Le charme discret de l’intestin a un peu moins de secrets grâce à Guilia Enders et son excellent livre ! On parle aussi beaucoup plus de prébiotiques et de probiotiques depuis quelques années (puisqu’on y vient, à la question : faut-il prendre des probiotiques ? >> une réponse ici).

Avec quelques cent mille milliards (100 000 000 000 000…) de cellules, notre microbiote (flore intestinale) un acteur clé de notre équilibre. Il joue un rôle dans la croissance, la physiologie, la nutrition, le métabolisme et l’immunité…. Sur TOUT ! On comprend mieux pourquoi le kéfir fait aussi sensation chez les blogueuses beauté soucieuses de se débarrasser de leurs boutons d’acné. Les milliards de micro-organismes qui vivent dans nos intestins cohabitent en bonne intelligence quand tout se passe bien, le microbiote intestinal exerçant en permanence un travail colossal. Nous ne sommes pas tous égaux, selon que nous sommes nés par les voies naturelles ou par césarienne, que nous ayons été allaités ou non, que nous ayons pris des antibiotiques fréquemment ou à des doses importantes, selon les habitudes alimentaires du foyer où nous avons grandi…

 

 Mr Kay nous raconte qu’en Ukraine on fait jouer les enfants en bonne santé avec les enfants malades, parce que les enfants malades bénéficient des bactéries amies des enfants sains, et les enfants sains renforcent leur immunité… Si on ne peut pas empêcher le développement des mauvaises bactéries, on peut choisir de développer les bonnes.

Kéfir, kombucha, fermentation alimentaire... Pourquoi et comment se lancer ! 4

 

Pourquoi la fermentation ?

1 – Si je parle de fermentation on me répond… alcool ! C’est la raison #1 pour laquelle on fermente aujourd’hui, en tête de liste. Si ça ne tenait qu’à moi, tout le monde passerait au Kombucha, les soirées seraient plus folles.

2 – La conservation des aliments, surtout dans les contrées froides où ils sont stockés pour l’année.

3 – Les trésors nutritionnels des produits fermentés, leurs bonnes bactéries. Le fromage, les yaourts, le jambon, la sauce soja ou encore le pain au levain sont aussi des aliments fermentés !

4 – Les goûts, complexes et intéressants à découvrir, les possibilités infinies (Kimchi <3)

5 – Les économies, tant en matière d’alimentation pour se nourrir que d’économies en compléments alimentaires. Une portion de choucroute équivaudrait à 1 gélule de probiotique.

 

Comment fonctionne la fermentation ?

Les aliments fermentés sont des aliments qui ont été transformés par des micro-organismes : bactéries, levures, moisissures, champignons. La fermentation se déroule le plus souvent en milieu dit anaérobie, sans oxygène. L’aliment fabrique des molécules pour tuer les microbes (alcool, acides…) mais aussi des vitamines, des substances aromatiques et des bonnes bactéries. Il semblerait que l’on puisse quasiment tout fermenter, je vous recommande l’excellent blog et le livre NI CRU, NI CUIT de Marie-Claire Frédéric, un must read !

On trouve aussi des groupes Facebook dédiés à la fermentation et à l’échange des précieux champignons (riches de conseils pour se lancer) mais également des sites pour s’équiper (même si on trouve facilement les ustensils nécessaires : passoire, pots en verres…).

 

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Le kéfir

C’est une boisson légèrement gazeuse issue de la fermentation du lait, d’eau sucrée ou de jus de fruits sucrés. Dans le cas du lait, les bactéries se nourrissent du sucre du lait : le lactose. Pas de problème de lactose pour les intolérants, j’en consomme depuis une dizaine de jours en petite quantité deux fois par jour et je n’ai pas eu de difficultés (j’évite les produits laitiers depuis plus de 20 ans). Ensuite on peut se lancer dans le fromage frais, les yaourts… et aromatiser selon ses goûts. Il est possible d’utiliser des laits végétaux mais c’est plus compliqué, il semblerait que les grains de kéfir aient besoin de temps en temps de lactose pour continuer à se multiplier (à confirmer).

On raconte que si l’on consomme trois fois par jour une petite quantité de kéfir pendant 21 jours, que l’on évite de diner tard et qu’on ne consomme pas d’alcool pendant cette période, la flore se modifie radicalement. On essaie ?

Quel est le risque ? Principalement la détox… Sur les organismes “encrassés”, les déchets sont invités à sortir par les portes de sortie (selles, transpiration, boutons…), à mesure que les intestins deviennent de plus en plus sains. Je vous invite à creuser alors sur les thèmes de la détox pour accompagner les petits désagréments.

>>> Plein d’infos ici pour maîtriser l’art du kéfir
Comme pour le kombucha, il y a quelques règles à respecter avant de se lancer pour ne pas tuer rapidement ses champignons.

 

Le (ou la) kombucha

Mon chouchou. C’est une boisson acidulée d’origine mongole, obtenue grâce à une culture symbiotique de bactéries et de levures fait de thé + de sucre blanc ou miel* (ce dernier est excellent, mais plus cher à produire, Mr Kay le propose aussi, c’est la rolls des kombucha), on peut l’aromatiser ensuite. Il est traditionnellement préparé en Russie et en Chine avec du thé vert ou thé noir. À Saint Petersbourg, on s’en sert même à l’hôpital sur les brûlures. Et de plus en plus de personnes l’utilisent aussi comme agent nettoyant à la maison, comme du vinaigre.

*Attention un kombucha commencé avec du miel pourra être nourrit avec du sucre et devenir un kombucha au sucre, mais le contraire n’est pas possible.

Les bienfaits du kombucha :

> équilibre le pH
> protège et détoxifie le foie (attention aux effets détox mentionnés plus haut)
> dynamise + exerce un rôle anti-oxydant et anti-inflammatoire grâce au thé qu’il contient

 

Recette de kombucha (Garlone Bardel, Recettes gourmandes détox)

Vous aurez besoin du matériel suivant :
1 tasse qui servira de mesure
2 contenants en verre épais pouvant contenir 13 tasses
1 cuillère en bois
1 tissu fin et propre
des bouteilles résistants à la pression (type bouteille de bière, de champagne…)

Ingrédients
12 tasses d’eau (non chlorée et non traitée avec des produits chimiques)
1 tasse de kombucha
1 symbiote de kombucha actif (ou mère de kombucha)
1 tasse de sucre de canne biologique
6 c à thé de thé noir ou de thé vert (sans arômes ajoutés) et biologiques

  • Préparation
    Stériliser les contenants en verre, le tissu, la cuillère et la tasse.
    Porter l’eau à ébullition dans une grande casserole. Ajouter le thé et de sucre hors du feu et mélanger pour obtenir une infusion très concentrée.
    Laisser le mélange tiédir (on doit passer en deçà de 30°C).
    Verser une tasse de kombucha et le symbiote dans le pot en verre stérilisé. (La symbiote doit avoir de la place et ne pas se retrouver coinçée à l’endroit ou le pot se rétrécit vers le haut). Placer le tissu sur le pot en verre et verser à travers le tissu l’infusion de thé sucré.
    Jeter les résidus de thé qui ont été retenus par le tissu, essorer le tissu et replacer sur le pot et fixer avec un élastique. Cela protège la kombucha de la poussière, des insectes mais aussi implique une respiration particulière de la kombucha qui évite l’éclatement du pot en verre. C’est donc très important.
    Placer maintenant la kombucha à l’ombre ou mieux dans l’obscurité dans une pièce qui se situe entre 20 et 30 °C et laisser fermenter quelques jours. Selon la température, le kombucha évoluera plus ou moins vite. De temps en temps, vérifier l’évolution, goutez et dès que le goût de la kombucha vous satisfait. Si la kombucha fermente trop longtemps, le goût sera vinaigré. Il convient de bien surveiller.
    A l’embouteillage, séparer le symbiote en deux et conserver le nouveau (plus pale et plus jaune).
    Le vieux symbiote peut être donné à un ami qui veut faire sa propre kombucha, ou être consommé ou encore jeté au compost.
    Il est très important de ne jamais bouchonner une bouteille si n’avez pas la certitude qu’elle pourra résister à la pression générée par les gaz carboniques sans risquer d’éclater.
    Par ailleurs, les bouteilles ne doivent pas être laissées à température ambiante mais directement réfrigérées après l’embouteillage.
    Une fois embouteillée et réfrigérée, vous avez plusieurs semaines pour consommer la kombucha.
    Et vous disposez d’un mois environ pour utiliser le symbiote avant que la kombucha ne devienne du vinaigre.
    La première fois, pour se procurer un symbiote, il est possible d’en acheter en ligne ou peut-être de s’en procurer auprès d’un ami adepte de cette boisson!
    Enfin, à aucun moment la kombucha ne doit être au contact avec du métal (aluminium principalement). Vous devez avoir les mains parfaitement propres tout au long de cette préparation et bien rincées. Pas de traces de savon !
    Si la kombucha était contaminée à un moment ou à un autre du processus, elle perdrait sa couleur (blanc-beige) et perdrait sa texture lisse et caoutchouteuse à la surface. Les filaments bruns qui se forment dessous sont eux normaux. Mais si la surface se modifie et change de couleur, alors, ne prendre aucun risque et jeter cette culture.

 

Sinon, la marque Karma Kombucha en propose de très bons disponibles en boutiques bio, en plus d’une ou deux marques allemandes moins audacieuses au niveau des goûts. Je me demande quand le kombucha arrivera enfin dans les brasseries et les bars parisiens… #addict. Pour avoir beaucoup voyagé ces dernières années, j’ai pu observer que le kombucha est largement mieux diffusé aux USA/Canada (de nombreuses marques) et dans les destinations healthy (Bali, Hawaï… mais aussi Londres, pourtant pas si loin mais dont l’offre en alimentation santé est tellement plus variée).

 

Kéfir, kombucha, fermentation alimentaire... Pourquoi et comment se lancer ! 6J’ai fait le plein de bonnes bactéries pendant mon séjour. De retour à Paris prochainement je tenterai le kombucha, le kéfir d’eau et quelques conserves… Rien ne vaut l’expérience dans le domaine de la fermentation. Si vous avez des questions pointues, on se retrouvera je crois sur les groupes Facebook 🙂

 

Enfin, tant qu’à faire, ne passez pas à côté de >>> cet article de la semaine dernière sur La Minute Papillon.

Bonus : vous êtes voyageur/nomade et vous avez envie de vous lancer sur la route ? Je vous invite à lire cet excellent article, expérience d’une américaine avec son compagnon water-kéfir >>> How to Travel the World and Never Get Food Poisoning

Et des free ebooks en anglais >> here.